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Nous continuons à nous battre

26/02/2024 | FR / NL

En 2024, le combat féministe pourrait paraître désuet car les femmes et les hommes sont,  sur papier, au moins sur un pied d’égalité. Certes, nous avons fait de grandes avancées dans la lutte féministe en Belgique mais nous sommes encore loin de l’égalité promise. 

L’année 2024 est une année charnière pour les changements : élections sociales en entreprise, élections législatives, élections européennes, élections communales,… une année qui sera marquée de modifications où il sera primordial de faire le meilleur choix pour notre futur et pour le futur des générations à venir. 

Voter : un droit fondamental 

En 1948, les femmes belges obtiennent le suffrage universel et peuvent désormais décider de leur avenir. Ce changement marque la première vague féministe qui réclame le droit universel au vote. Notons qu’en 2024, toutes les femmes dans le monde n’ont pas encore ce droit, qui est pourtant fondamental. 

En 2024, nous sommes à l’ère des réseaux sociaux qui mettent en exergue les difficultés des femmes dans le monde à accéder à cette égalité. C’est pourquoi, les élections sont un moment charnière qui peuvent faire changer cela. Nous ne pouvons plus faire comme si nous ne savions pas : des femmes continuent à subir des violences, sont privées d’aller à l’école,… Les élections servent aussi à cela : à vouloir faire changer les choses au-delà de nos frontières. 

Faire le bon choix

Des élections législatives arrivent partout dans le monde et pourraient faire changer en bien (ou non) ce paysage politique : Etats-Unis, Pakistan, Inde. En Europe aussi, c’est à notre tour. 

Voter est un droit (et même un devoir en Belgique) afin de pouvoir faire entendre sa voix et faire en sorte que l’on soit entendus. Les femmes représentent la moitié de l’humanité et en ce sens, peuvent et doivent faire bouger les lignes. 

Prenons quelques exemples criants dans l’actualité : 

- Le nombre de féminicides ne diminue pas. En 2023, le féminicide a été inscrit dans la loi belge suite à la Convention d’Istanbul (dans le but de protéger les femmes contre toute forme de violence) voté en 2016. Nous sommes le premier pays européen à avoir transposé cette convention en loi nationale, une victoire de plus pour l’égalité. Malgré cela, la violence reste quotidienne, du harcèlement au meurtre. Le combat n’est pas fini, combattre la société patriarcale qui permet ces comportements reste une question de survie !

- La capacité des femmes à disposer de leur corps reste un droit précaire, trop souvent remis en cause. Regardons dans des pays tels que la Pologne oules Etats-Unis comme ce droit peut rapidement voler en éclats. Quand les pouvoirs politiques et religieux se confondent, c’est trop souvent les femmes qui sont dépossédées de leur choix de vie et de vivre. Même dans un pays comme la Belgique, on voit combien il est difficile de dépénaliser la législation sur l’avortement. L’avortement est autorisé en Belgique mais sous contrôle d’un nombre de semaines et surtout, passé ce délai, une personne qui souhaite tout de même d’avorter pourrait être poursuivie pénalement. Nous devons dire STOP à la culpabilisation sur le corps des femmes. 

- Le choix d’une Europe de plus en plus à droite fait que les choix en matière de budget vont vers une austérité qui sabre principalement les budgets de la sécurité sociale. La sécurité sociale est très importante pour l’égalité entre les hommes et les femmes. Prenons l’exemple du remboursement de la contraception : grâce à la sécurité sociale, beaucoup de personnes peuvent y bénéficier et disposer de leur corps. 

Nous avons repris trois exemples mais nous pourrions écrire un livre entier sur le sujet tellement les inégalités se cachent partout. 

Le ventre de la femme : un outil politique de droite

Selon les époques et les gouvernements, trop souvent, la femme a été réduite à son ventre, sa capacité à servir l’état, voire à le desservir quand elle est étrangère. D’un côté, il y a la théorie du grand remplacement utilisée par l’extrême droite selon laquelle le danger viendrait du ventre des femmes migrantes, c’est-à-dire des enfants qu’elles mettent au monde, et qui viendraient remplacer les « nationaux ». C’est juste stigmatisant, faux et cela part du présupposé que l’étranger ne s’intègrerait pas et imposerait sa propre culture.

La lutte contre l’extrême droite est évidemment un levier essentiel pour garantir l’égalité entre tout le monde !

En 2024 : à vous de jouer

En 2024, c’est un grand tournant pour notre avenir. Alors soyez candidat.e aux élections sociales, aux élections législatives et autres. Prenez notre et votre futur en main. Mais surtout : allez voter ! Car c’est à ce niveau qu’on peut changer le monde.