SETCa

23/05/2019 17:38 Imprimer

Ceux qui ont créé la sécurité sociale sont ceux qui l’amélioreront et la protégeront le mieux

Témoignages

Camille, 40 ans :

J’ai une histoire contrariée avec les dentistes… Un peu comme tout le monde je crois !

J’ai eu un traitement orthodontique pendant des années et la fameuse opération des dents de sagesse… A l’époque, tout cela a coûté cher en argent, en douleurs et en temps mais il faut bien dire ce qui est, le résultat est là !

Maintenant que tout cela est derrière moi, je dois entretenir ce sourire de star.

Les factures augmentent vite ! Heureusement que nous ne devons pas payer le prix plein pour tous ces soins nécessaires.
Et puis… Merci à la sécurité sociale de rembourser les frais dentaires jusqu’à 18 ans ! Quand on veut emmener chaque enfant chez le dentiste une fois par an comme c’est recommandé partout, ça peut très vite coûter cher ! Surtout s’ils aiment autant les sucreries que les miens. 

Quand on voit ce qui se passe ailleurs, je me dis que nous avons vraiment de la chance d’avoir la sécu en Belgique !

Kim, 32 ans :

En tant que jeune mère, il ne m’est pas toujours facile de m’organiser. Heureusement, ma famille n’habite pas loin et en Belgique, nous sommes encore bien lotis. Lorsque mon fils a été malade, j’ai par exemple rapidement pu aller chez le médecin et une partie du traitement a été remboursée. Toutefois, il y a encore une marge d’amélioration. Je travaille à temps plein et je veux continuer de le faire afin de jouir d’une pension complète, mais ce n’est pas évident. Je travaille régulièrement jusqu’à 19 heures, mais la crèche ferme déjà à 18 heures. Que fait-on alors ? Mes parents s’occupent de mon fils quand ils le peuvent, mais ils travaillent encore tous les deux. Ils sont fous de leur petit-fils, mais leur corps ne suit pas toujours.

Lorsque j’entends certains discours politiques, cela me fait peur. Quand mon fils sera enfin suffisamment indépendant, il sera peut-être temps de m’occuper de mes parents. Nous entendons dire que nous devrons travailler plus longtemps, qu’il faut faire des économies sur les soins de santé, mais autour de moi, je vois de plus en plus de collègues tomber malades. Il y a quelque chose qui ne va pas, non ?

C’est pourquoi je trouve si important d’avoir une sécurité sociale forte. Tout le monde peut jouer de malchance. Nous devons veiller à ce que chacun puisse mener une vie digne. Il est temps d’estimer à nouveau la sécurité sociale à sa juste valeur et de la renforcer !

 

Thomas, 38 ans :

Je vous jure, j’adorais mon métier d'employé administratif. Une vie à 400 à l’heure au service de mon équipe! Faire des heures supplémentaires ou raccourcir mes congés ? Pas de problème ! Je m’investissais chaque jour un peu plus pour que tout roule.

Ça s’est passé graduellement en fait. Ça faisait déjà un certain temps que j’avais mal au dos, j’étais épuisé du matin au soir... Un jour, je ne sais pas trop ce qui s’est passé, il y a eu un déclic. Plus rien n’a été pareil, mon travail n’avait plus aucun sens. La moindre petite tâche me paraissait une montagne, je ne supportais plus la moindre contradiction, … Un vrai enfer!

Au bout d’un mois, je me suis traîné chez mon médecin pour lui demander une cure de vitamines. Nous avons parlé pendant une heure et c’est lui qui a commencé à me parler du burn-out. Il ne m’a pas laissé le choix, il m’a mis en congé forcé pendant 2 mois d’un coup, puis deux autres mois, puis directement durant les 6 mois qui ont suivi.
Après une maladie de si longue durée, je suis bien sûr « tombé sur la mutuelle ». Heureusement que la sécurité sociale a pris en charge  une partie de mon salaire durant toute cette période ! Comme je suis seul, je ne sais pas ce que j’aurais fait!

Dorénavant, je travaille à mi-temps dans une autre entreprise, j’ai enfin pris le temps de vivre un peu pour moi. Ça change la vie !

 

Bruno, 40 ans :
Ah les vacances… Quel bonheur de changer d’air, de déconnecter de la vie de tous les jours, se faire plaisir et de ne pas penser au travail durant quelques jours ! Bon, allez, j’avoue : moins penser au travail. C’est déjà pas mal !
Avec les factures, les frais dans tous les sens et le loyer, on ne peut pas forcément mettre de l’argent de côté durant le reste de l’année. Heureusement que les congés payés existent ! Tout ce temps que l’on ne travaille pas, ce serait autant de salaire qui n’entre pas dans nos poches.

Pas de revenus et des frais supplémentaires, tout ça à cause des vacances ? Le jeu n’en vaudrait pas la chandelle ; en tous cas je réfléchirais à deux ou trois fois avant de me décider pour des vacances aussi courtes soient-elles… Que ce soit aux Bahamas ou dans les Ardennes, ce serait difficile de partir si les congés payés n’existaient pas, aucun doute là-dessus.

 

Pierre, 27 ans :

Je l’aimais tant cette voiture ! Elle avait 5 ans, pas une griffe, elle venait de sortir du contrôle technique… mais c’était sans compter ce matin du 8 avril. J’ai pris la voiture, ce n’est quand même pas une grosse pluie, surtout en Belgique, qui allait m’arrêter… A ce qu’on m’a raconté, la voiture est devenue incontrôlable et j’ai continué ma route en tonneaux.
Apparemment, je me suis réveillé quelques semaines plus tard aux soins intensifs de l’hôpital universitaire le plus proche. Je n’étais pas beau à voir.

1 mois et demi d’hospitalisation, 15 mois de centre de rééducation, 6 mois de repos forcé et encore maintenant, quelques heures de kiné par semaine… Heureusement que la sécurité sociale était là pour m’épauler, prendre en charge mes frais médicaux  et me verser une partie de mon salaire pendant mon arrêt de travail! Sans la sécu, je n’aurais pas pu vivre, à peine survivre pendant ces mois difficiles. Ici, j’ai juste dû me concentrer sur ma santé et mon rétablissement complet !

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