SETCa

6/03/2019 10:19 Imprimer

Le combat des femmes, c’est toute l’année !

Suite à l’appel lancé par le Collecti.e.f 8 Maars, une journée de grève pour les femmes aura lieu durant la journée internationale des droits des femmes (8/03). Le 14/03 mars, des actions auront lieu dans le cadre de la campagne Fight for € 14 (c’est la journée Equal pay day). Les revendications autour de cette journée d’action portent sur l’égalité salariale et l’égalité de droits entre les femmes et les hommes. Ce combat, c’est tous les jours que nous le menons au SETCa, à travers notre travail syndical et notre engagement citoyen. 

Cette année (et c’est une première), un collectif de femmes a lancé l’idée d’une grève des femmes le 08/03. En dehors de tout conflit d’entreprise et/ou de secteur, une journée de grève pour les droits des femmes. Dans le passé, il y a déjà eu des grèves célèbres de femmes. Pensons notamment à la grève des femmes de la FN en lutte pendant tant de temps pour revendiquer une revalorisation salariale et pour tendre vers l’égalité de salaires. Ou encore aux femmes de chez Bekaert, sacrifiées dans leur poste de travail pour éviter des licenciements masculins. Ces femmes ont été les pionnières : elles nous ont montré le chemin pour nous battre au quotidien pour obtenir l’égalité, le droit de vivre une vie professionnelle épanouie, de concilier travail et vie privée, de faire évoluer les mentalités, de combattre aussi le sexisme au quotidien.

Dans toutes les grèves, notamment encore celle du 13/02 dernier, les femmes se sont largement mobilisées pour réclamer un AIP fort. Ce n’était pas une grève des femmes mais avec les femmes, travailleuses, militantes, combattantes parmi tant d’autres travailleurs. Depuis de nombreuses années, nous dénonçons  et combattons vivement les discriminations à l’égard des femmes. On le sait, ces dernières sont souvent encore trop souvent parmi les plus précarisées. C’est particulièrement le cas dans certains secteurs que nous représentons comme celui du commerce ou du secteur non marchand, où elles doivent généralement se contenter de contrats à temps partiels, d’une rémunération permettant à peine de joindre les deux bouts et d’une flexibilité la plus large possible. Avec des horaires qui s’assimilent parfois à la loterie, difficile de maintenir un équilibre vie privée/vie professionnelle serein.

 

Un traitement égal en termes salarial et en termes de conditions de travail n’est pas toujours simple. Mais c’est également le cas en termes de responsabilités et de vision de la société, les hauts postes restant l’apanage des hommes. Pourtant, les femmes sont les piliers de cette société... Le sexisme et le machisme habituel, commun, les harcèlements ne sont malheureusement pas remisés aux oubliettes, que du contraire... Même si un certain nombre de progrès ont pu être engrangés ces dernières années, il est clair qu’il y a encore du travail à effectuer pour la femme soit réellement l’égale de l’homme dans la société mais aussi sur le plan professionnel. Une journée de grève tient plus du symbole qu’autre chose dans le cas présent.


Après pas mal de débats au sein de notre organisation syndicale, représentant près de 420.000 de travailleurs et travailleuses, nous avons décidé de ne pas déposer de préavis de grève pour la simple et bonne raison que la grève doit être l’arme à utiliser en tout dernier recours, lorsqu’il n’y a plus d’autre alternative possible. C’est un symbole lourd de sens, un rapport de force unique, le pas décisif avant un possible point de rupture. Place à la concertation quand c’est possible, place à la grève quand c’est nécessaire. Ici, nous sommes convaincus que c’est via le dialogue social que nous pouvons continuer à faire avancer les droits en la matière.


C’est d’ailleurs ce que nous faisons jour après jour à travers les accords que nous négocions dans les secteurs et les entreprises où nous représentons les femmes, pour un meilleur encadrement de la flexibilité, pour de meilleures conditions de travail, pour un élargissement des heures de contrat des travailleuses à temps partiels, pour une amélioration des conditions salariales, etc.

 
Le 8 mars, en tant que journée internationale des droits de la femme, le 14 mars comme journée equal pay day sont des dates importantes et symboliques, nous participons comme toujours à la défense des travailleuses. Mais c’est bien tous les jours que ce combat doit se mener. Au quotidien, dans nos actions et nos comportements nous pouvons faire bouger les lignes…  Le SETCa montre d’ailleurs l’exemple à suivre en matière d’égalité : il suffit de jeter un œil au pourcentage de femmes présentes dans les instances du SETCa. Au-delà des mots et des slogans, notre quotidien est fait par et pour les femmes Les femmes comptent et ont leur mot à dire. Continuons le combat et faisons en sorte que le 8 mars soit toute l’année!

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