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23/01/2019 10:54 Imprimer

Lancement d’un projet-pilote pour combattre le burn-out dans le secteur bancaire

Jeudi 17 janvier, le coup d’envoi officiel du projet-pilote contre le burn-out dans le secteur bancaire a été donné. Des représentants du secteur bancaire, des médecins et la ministre de la Santé publique Maggie De Block ont pris la parole lors de la conférence de presse organisée par l’Agence fédérale des risques professionnels Fedris. Le burn-out est un grand problème sociétal, mais le secteur bancaire s’avère y être particulièrement sensible. Les travailleurs qui éprouvent des difficultés au travail, sont régulièrement absents ou sont moins de 2 mois à la maison peuvent entrer dès à présent dans un trajet d’accompagnement.

Burn-out : risque élevé dans le secteur bancaire

En 2017, 28.000 travailleurs ont été absents plus d’un an parce qu’ils souffraient d’un burn-out. Il est difficile de comparer cela avec d’anciens chiffres, car jusqu’en 2016, l’INAMI ne reprenait pas les burn-outs comme catégorie distincte dans ses statistiques. Mais il est évident que ces dernières années, les burn-outs sont monnaie courante. Les travailleurs doivent prester de plus en plus, avec moins de collègues. Les smartphones ont fait en sorte qu’il est normal d’être joignable 24 heures sur 24. Il devient plus difficile de se remettre de périodes stressantes.
Le secteur bancaire n’échappe pas à la règle, au contraire. Les chiffres de 2015 indiquent que chaque jour, un travailleur sur 5 dans le secteur serait soumis à une pression trop élevée. Ce n’est pas étrange. Depuis 2010, pas moins de 16.466 emplois ont disparu. La crise de 2008 est une cause importante, mais le caractère international, la globalisation économique, les évolutions technologiques et les nouvelles formes d’organisation du travail jouent également un rôle de taille à cet égard.
Un « travail durable et vivable » était dès lors un point important du dernier accord sectoriel. Syndicats et employeurs ont élaboré ensemble un cadre pour s’atteler au problème. Il en résulte le projet-pilote contre le burn-out. Les travailleurs à un stade précoce de burn-out pourront bénéficier gratuitement d’un accompagnement. Fedris en assume la mise en œuvre. L’objectif est par ailleurs aussi d’échanger des connaissances afin de pouvoir entreprendre une action préventive.

 

En quoi consiste le trajet d’accompagnement ?

Les travailleurs présentant un risque de burn-out ou absents du travail depuis peu pour cette raison peuvent choisir d’être accompagnés gratuitement. Le médecin traitant, le conseiller en prévention-médecin du travail ou le conseiller en prévention aspects psychosociaux doivent ensuite introduire une demande auprès de Fedris. Ceux qui entrent en ligne de compte se voient attribuer un intervenant burn-out, qui composera ensuite un trajet sur mesure. L’accompagnement consiste en des sessions individuelles.

Par après, chaque candidat peut choisir de prendre contact avec son employeur par le biais du médecin du travail. Cet entretien sera préparé avec l’intervenant burn-out et il vous sera possible de vous faire assister par un délégué syndical de votre choix. Si cet entretien fait apparaître qu’il est impossible de reprendre le travail, une réorientation professionnelle peut être envisagée.

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