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SETCa

14/08/2008 15:47 Imprimer

Pour une société plus juste...

Que propose le SETCa ?

 

Emploi, réduction du temps de travail, maintien d'une sécurité sociale forte et du système de pensions, fiscalité,... . Voici les valeurs que les militants du SETCa défendent, tant au niveau de votre entreprise que sur un plan national.

 

Emploi : il n’y a pas de fatalité

Créer de nouveaux emplois, c'est indispensable :

  • pour éviter les exclusions
  • pour préserver la cohésion de notre société 
  • pour répondre à de nombreux besoins insatisfaits dans des domaines aussi divers que l'aide aux personnes âgées, l’accueil des enfants, la culture, le logement, l'environnement.

 

Il ne manque donc pas d’emplois à créer. Le problème est: comment les financer ? Aussi, le SETCa veut que l’on crée plus d’emplois. De vrais emplois ! Avec une vraie protection sociale !

  

Lier les réductions de cotisations patronales à l’obligation de créer des emplois

Depuis une dizaine d’années, les gouvernements successifs ont privilégié les réductions des cotisations patronales. On prétendait qu’abaisser le coût du travail créerait automatiquement des emplois. On a malheureusement vu le résultat: comme elle n’étaient liées à aucune obligation d'embauche, ces mesures se sont révélées aussi coûteuses qu'inefficaces.
Par contre, dans le secteur non-marchand les diminutions de cotisations patronales ont donné des résultats plus positifs. Pourquoi ? Suite à de longs mois d'action syndicale, l'abaissement des cotisations patronales a été lié à l'obligation de créer de nouveaux emplois. Leur nombre pourrait être encore plus important si l'on réduisait parallèlement la durée du travail.


Créer des emplois nouveaux pour des besoins non satisfaits

Ce n'est pas le travail qui manque. Les besoins sont énormes: accueil des enfants, aide aux personnes âgées, construction et rénovation de logements sociaux, développement des transports collectifs... La liste est longue. Et ce ne sont pas des "petits boulots": ils nécessitent un personnel formé et motivé, donc rémunéré normalement et avec un vrai statut.


Créer des emplois avec une vraie protection sociale

Les mesures prises en faveur de l'emploi ces dernières années ont surtout développé la précarité: Agences Locales pour l'Emploi, stages de jeunes, temps partiel, intérim, contrats à durée déterminée... Plutôt que la création d'emplois nouveaux, on constate un glissement d'emplois stables et bien rémunérés vers des emplois précaires et sous-payés. Il y a là une dérive dangereuse vers une situation " à l’américaine ", où beaucoup de gens travaillent sans avoir de quoi vivre décemment (les " working poor ").

 

Réduction du temps de travail: nécessaire et possible

Chaque fois que les syndicats ont revendiqué une réduction du temps de travail, on a entendu les mêmes réponses : "irréaliste ", " impossible à organiser ", " on va tuer les entreprises "... Or, le temps de travail a fortement diminué et il n'y a pas eu de catastrophes. La journée de 8 h a été introduite en 1921, la première semaine de congés payés en 1936, les 40 h/semaine en 1974 … Imaginez le niveau de chômage si l'on travaillait encore 48 heures par semaine !

 

Malheureusement, à quelques exceptions près, les progrès ont été moins spectaculaires depuis une vingtaine d’années (la durée légale est passée à 39 h/semaine en 1998). Mais l’idée d’une réduction généralisée du temps de travail est revenue à l'avant-plan chez nous, comme dans plusieurs pays européens: loi sur les 35 heures en France, accords sur les 35 heures dans certains secteurs en Allemagne et en Espagne ... Et chez nous, un accord sur l'introduction des 35 heures dans le secteur du commerce à partir de 2001 a été signé.

 

Cela ne doit être qu’un début. Le SETCa propose une réduction collective du temps de travail, sans perte de salaire et avec embauches compensatoires. Objectif à terme: les 32 heures en 4 jours, en passant par la semaine de 35 heures. Histoire de créer de nouveaux emplois et d’améliorer votre qualité de vie.

 

Les milieux patronaux veulent bien d'une réduction du temps de travail. Mais à condition que celle-ci soit individuelle et accompagnée d'une perte de salaire. En vérité, il ne s’agit pas là d’une réduction du temps de travail, mais plutôt du temps partiel ! Ce phénomène touche principalement les jeunes et les femmes, avec des horaires flexibles et un revenu qui ne suffit pas pour vivre. Le SETCa veut une réduction collective qui permet aussi, en libérant des heures, d'augmenter les horaires des temps partiels qui souhaitent améliorer leurs revenus.

 
Une réduction du temps de travail sans perte de salaire

les revenus des travailleurs sont bloqués depuis des années. Il n'est pas question de les réduire encore. De plus, une diminution du pouvoir d’achat serait néfaste pour l'emploi. En effet, si les salaires sont réduits, on consomme moins …


Une réduction du temps de travail avec embauches compensatoires

Le but premier, c'est de s'attaquer au chômage. Or, la croissance seule n'y suffira pas. La réduction du temps de travail doit donc aller de pair avec la création de nouveaux emplois. Ces embauches compensatoires sont également indispensables pour répartir la charge de travail et éviter que la diminution du temps de travail ne se traduise simplement par une augmentation du stress.

 
Une réduction du temps de travail économiquement possible

Réduire le temps de travail, c'est une façon de partager les gains de productivité. Or, quand on dit que le travailleur belge coûte cher, on oublie qu'il est parmi les plus productifs du monde ! Dans les secteurs où la productivité ne progresse que lentement, le réduction du temps de travail peut être financée par une baisse des cotisations sociales, mais à deux conditions: d'une part que cette baisse soit liée à des embauches, d'autre part que le manque à gagner de la sécurité sociale soit compensé (par une taxation accrue des capitaux).

 

 

Sécurité sociale: renforcer la solidarité

 

 

Défendre notre système de sécurité sociale

La Sécu, c'est indispensable pour éviter qu’une partie importante de la population ne bascule dans la précarité. Et la Sécu, c'est aussi bon pour l'emploi. Dans les hôpitaux, les crèches, les maisons de repos, mais aussi dans le secteur marchand: en évitant l'effondrement des revenus de personnes à la retraite ou sans emploi, la Sécu maintient un certain niveau de consommation, qui contribue à maintenir et à créer des emplois.

 
Faire face aux nouveaux défis

L'accueil des enfants est l’un de ces défis, quand il y a davantage d'horaires irréguliers, de parents isolés, de ménages où les deux parents travaillent. Autre défi, répondre aux besoins des personnes très âgées. Une assurance-dépendance doit avoir sa place au sein de la Sécurité sociale.

 
Assurer le financement de la Sécu

Ce qui signifie d'abord ne pas la mettre en danger par des baisses de cotisations sociales sans contrepartie. Les revenus du capital doivent être mis à contribution. Cela doit être rendu possible par une harmonisation fiscale au niveau européen. Mais sans attendre l'Europe, la Belgique pourrait déjà prendre certaines mesures (voir le chapitre "Fiscalité"). Et surtout, ne jamais oublier que le meilleur allié de la Sécu, c'est l'emploi: chaque emploi supplémentaire représente des dépenses en moins (allocations de chômage) et des recettes en plus (cotisations).

 

Fiscalité: mieux répartir les richesses

En principe, c'est l’objectif de la fiscalité: plus on gagne d'argent, plus on paie d'impôts, qui sont utilisés pour assurer des services publics de qualité et réduire les inégalités. Seulement voilà: tous les revenus ne sont pas mis à contribution de la même façon. Les revenus du capital sont insuffisamment taxés. La politique menée depuis vingt ans creuse encore le fossé entre revenus du capital et revenus du travail.


Pour le SETCa, il est temps de mettre enfin davantage à contribution d'autres revenus que ceux du travail. Car pour préserver notre système de pensions, développer la sécurité sociale, stimuler la création d'emplois, il faut de nouvelles sources de financement !


Imposer un impôt sur les grandes fortunes

Dès que l'on évoque cette question, on fait surgir le spectre de la fuite des capitaux. Un tel impôt existe pourtant déjà dans la plupart des pays européens !

 

Instaurer une " cotisation sociale généralisée "

Elle existe en France. Elle a l'avantage d'être calculée sur l'ensemble des revenus, y compris ceux des capitaux; les salaires modestes et les allocations sociales sont exonérés.


Réformer l'impôt sur les sociétés

Certaines entreprises, surtout les plus grosses, arrivent à échapper à tout impôt grâce à des artifices fiscaux. Une réforme importante consisterait à obliger toute entreprise à payer un minimum d'impôts.

 

Intensifier la lutte contre la fraude fiscale

Chaque année, l'État est privé de dizaines de milliards de rentrées fiscales, qui pourraient servir à promouvoir l'emploi ou consolider la sécurité sociale


Egalité hommes-femmes: des principes à la réalité

"Pas de démocratie sans équilibre" ! Sur base de cette conviction forte, la FGTB mène campagne pour encourager des candidatures de femmes aux élections sociales. Mais l’action syndicale ne se limite pas à cela, car une égalité de principe ne mène pas forcément à une égalité dans les faits.


Sur le principe, tout le monde ou presque est d'accord: sur le plan du travail, des salaires, du pouvoir, de la vie sociale en général, les femmes ne peuvent être discriminées. Mais dans la réalité, il en va tout autrement. Le travail à temps partiel, les salaires les plus bas, les horaires flexibles sont majoritairement réservés aux femmes. Avec toutes les conséquences désastreuses sur leur qualité de vie ou leur protection sociale. Dans de nombreuses entreprises, la classification des fonctions joue également contre les femmes: les tâches où elles sont majoritaires sont classées dans des catégories inférieures ! Ainsi, malgré le principe "à travail égal salaire égal", les femmes gagnent toujours moins que les hommes.

 

Une réduction du temps de travail avec embauche compensatoire

Cette mesure profiterait à tout le monde, mais particulièrement aux femmes. En effet, elles sont plus nombreuses au chômage et elles y restent plus longtemps. De plus, une partie des heures libérées pourrait servir à augmenter les horaires des temps partiels, très largement féminins.


Un meilleur accueil des enfants

Le SETCa, et particulièrement son secteur "commerce", est actif dans l'organisation de l'accueil des enfants. Les horaires de plus en plus souvent irréguliers créent des besoins particuliers, principalement en dehors des heures scolaires. Les problèmes de garde des enfants pénalisent le plus souvent les femmes. Les organisations syndicales ont obtenu que chaque année, les employeurs cotisent 0,05% de la masse salariale pour l'accueil des enfants. Cette somme, qui représente environ un milliard de FB, permet de financer des projets de qualité avec un personnel qualifié: garderies à horaires étendus, plaines de vacances …


Une meilleure protection des femmes au travail

Le stress n'est pas seulement une " maladie de cadres surmenés ". Il caractérise beaucoup d'emplois qualifiés, surtout occupés par les femmes. Il s'agit d'assurer un salaire égal, une classification non-discriminatoire, des horaires plus compatibles avec la vie privée. Ou encore des mesures plus spécifiques. Ainsi, le harcèlement sexuel au travail est désormais punissable.


Améliorer la représentation des femmes au niveau syndical

Au sein de la FGTB et du SETCa, il existe des structures spécifiques dont l'objectif est d'associer davantage les femmes à l'action syndicale: plus de femmes sur les listes, plus de voix pour les femmes, plus de déléguées dans les entreprises.

 

Pensions: garantir l’avenir

Grâce aux progrès de la médecine, nous allons vivre de plus en plus vieux. Bonne nouvelle ? Ce serait plutôt une catastrophe naturelle à en croire les "experts". Ils nous prédisent en effet que nos pensions seront impayables dans quelques années !


Faut-il pour autant avoir peur du " papy-boom " ? Il y aura plus de personnes âgées et leurs pensions leur seront payées plus longtemps, c'est vrai. Mais l’ensemble des richesses produites augmente, lui aussi. Et si l'emploi est vraiment développé, il y aura à la fois plus de cotisants et moins d'allocations de chômage à verser.
Protéger et développer la pension légale: pour le SETCa, il faut défendre ce système solidaire contre les tentations du "chacun pour soi". Et en assurer le financement en mettant en place une autre répartition des richesses produites.


Donner la priorité à la pension légale

L'État doit tenir ses engagements envers les pensionnés et futurs pensionnés, en ne remettant pas leurs droits en cause, ni en modifiant les modes de calcul d'une manière qui leur soit défavorable.
Lier les montants des pensions à l'évolution du bien-être et augmenter les petites pensions
La solidarité, c'est faire profiter les retraités de l'augmentation de la richesse globale de la société (en liant les plafonds pris en compte pour le calcul des pensions à l’évolution des salaires). C’est aussi améliorer la situation des plus modestes.

 

Assurer le financement du système

La diminution du chômage améliorerait le rapport entre actifs (cotisants) et non-actifs (allocataires). Mais cela ne suffira pas. Il faudra améliorer le financement. Comment ? Plusieurs pistes sont à envisager: mise à contribution des revenus du capital, scandaleusement favorisés ces dernières années. Ou encore, utilisation d'une partie des marges financières dégagées par la diminution de la dette publique pour augmenter la subvention de l'État.

 

Limiter les avantages fiscaux des systèmes de pensions privées

Chacun a le droit de se préparer une pension complémentaire. Mais l'État n'a pas à encourager ce type d'épargne par des déductions fiscales, qui profitent davantage aux revenus les plus élevés. Car c'est autant de perdu pour les rentrées de l'État, qui pourrait utiliser ces sommes pour renforcer le financement des pensions légales.