SETCa

3/04/2019 13:03 Imprimer

AIP

En route vers les négociations sectorielles

Le 26 mars, le comité fédéral de la FGTB rejetait le projet d’AIP. Entre-temps, il y a eu de nombreuses évolutions : contacts avec le Gouvernement, nouvelle réunion du Groupe des 10 (employeurs et syndicats) et concertation au Conseil national du Travail. La situation d’aujourd’hui n’est donc plus celle de la semaine dernière.

 

• La marge salariale maximale d’1,1% définie par le projet d’AIP est et reste trop maigre vu l’évolution du revenu du capital et du patrimoine. Le Gouvernement a toutefois décidé entre-temps d’imposer la marge salariale maximale d’1,1% par un arrêté royal. Nous voulons quoi qu’il en soit en tirer le maximum dans les secteurs, et c’est ce que nous ferons. Et en vue du prochain gouvernement, nous continuerons de remettre en question la loi sur la norme salariale actuelle et d’exiger une révision fondamentale, pour rendre possible la liberté de négociation.

• Une augmentation du salaire minimum à hauteur de € 0,1 au 01/07/2019 est ridicule. D’ici au mois de juin se tiendront toutefois de nouvelles négociations concernant une nouvelle augmentation substantielle du salaire minimum. Entre-temps, la CCT portant sur les 10 cents ne sera pas signée. Nous poursuivrons et intensifierons dès lors également la campagne « Fight for € 14 ». Nous savons tous qu’il s’agira d’une campagne de longue haleine, mais ensemble, nous ferons de ces € 14 une réalité.

Le SETCa s’inscrit dès lors aussi dans les actions prévues par la FGTB sur le thème du pouvoir d’achat, qui doivent également soutenir la suite de la concertation portant sur un relèvement du salaire minimum plus important que 10 cents.

• S’agissant de la modalisation de l’enveloppe bien-être pour le relèvement des allocations sociales (pensions, allocations de chômage et de maladie), un avis unanime a été rendu avec les employeurs. Le Gouvernement va à présent l’exécuter par le biais de textes de loi ou d’arrêtés royaux.

• Les conventions collectives de travail sur le RCC et les emplois de fin de carrière ont entre-temps été paraphées et seront signées formellement dans les prochaines semaines.

Il s’agit des possibilités suivantes, qui doivent à présent être négociées plus avant dans les secteurs et les entreprises : RCC à 59 ans jusqu’à la mi-2021 pour les carrières longues, le travail en équipe/de nuit et les métiers lourds. RCC à 58 ans en 2019 et 59 ans en 2020 dans les entreprises en difficulté/restructuration. Emplois de fin de carrière : 1/5 à partir de 55 ans et 1/2 à partir de 57 ans en 2019 et en 2020.

Amélioration du remboursement des frais de déplacement : cette CCT a également été paraphée et sera signée sous peu.

À nous, à présent, d’aller négocier dans les secteurs. C’est notre activité principale et l’enjeu des prochains mois. Nous avons demandé dans une enquête à nos membres ce qu’ils souhaitaient pour les deux années à venir. Les résultats étaient clairs : plus de pouvoir d’achat par le biais d’augmentations du salaire brut, une plus grande attention portée au bien-être et une mobilité plus efficace et écologique.

Nous continuerons entre-temps de mener des actions sur le pouvoir d’achat et de nouveaux relèvements du salaire minimum.

Il est également clair pour chacun que le 26 mai, nous devrons saisir notre chance d’inverser la tendance. Au cours des semaines à venir, nous devrons tout mettre en œuvre pour ne pas hériter à nouveau pour 4 ans d’un gouvernement de droite antisocial s’en prenant aux pensions, aux chômeurs et à notre sécurité sociale. L’agenda social doit redevenir un thème politique central.

La sécurité sociale est dès lors au centre de notre campagne en vue des élections. Elle est l’un des fondements de notre société, et chacun y sera confronté tôt ou tard. En tant que syndicat, nous avons contribué à sa naissance et nous ne cesserons jamais de la défendre. C’est pourquoi notre message est clair : ceux qui ont créé la sécurité sociale sont ceux qui la protégeront et l’amélioreront le mieux.

 

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