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26/05/2014 17:21 Imprimer

Votre barème sur la sellette - 3

 

Thèse 4 : « Les barèmes permettent de garder les inégalités salariales sous contrôle »

 

Cette affirmation est exacte. Notre pays connaît une différence relativement mince entre les travailleurs les mieux et les moins bien payés, même si, évidemment, des injustices subsistent. La Belgique est par ailleurs une exception, parce que les inégalités salariales n’ont pas augmenté ces dernières années.

 
C’est grâce à notre concertation sociale solide. À cet égard, les automatismes collectifs sont importants. Une indexation de nos salaires veille à ce que le salaire de chacun reste adapté au bien-être, quel que soit le montant de ce salaire. Il en va de même pour les barèmes liés à l’expérience. Quel que soit le salaire, chacun peut faire valoir son expérience. Le SETCa craint donc qu’une suppression ou une limitation des barèmes liés à l’expérience entraîne une plus grande inégalité salariale et induise un stress plus grand pour les travailleurs, puisque leur progression salariale serait liée à des critères comme la performance notamment.

Ce seraient dès lors surtout les travailleurs gagnant plus qui pourraient faire valoir leur expérience sur le marché. Nous en trouvons un exemple aux Pays-Bas. Une politique sévère de modération salariale y a été menée dans les années 80 et 90, avec pour conséquence une forte augmentation de l’inégalité salariale. Cela peut s’expliquer en partie par le fait que les personnes exerçant des fonctions supérieures parvenaient – indépendamment de la concertation sociale – à obtenir des augmentations de salaire.

 

Thèse 5 : « Les barèmes sont jugés justes par les travailleurs »

 

Cette hypothèse est exacte. Affirmer que la rémunération via les barèmes à l’expérience est considérée comme injuste, voilà un préjugé tenace. Les jeunes ne le pensent pas non plus. C’est ce que font apparaître divers sondages. Une enquête réalisée par le CECLR (Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme) fait apparaître que 9 travailleurs sur 10 soutiennent ce mécanisme. Dans le cadre d’une enquête qu’il a menée, le SETCa obtient lui aussi des chiffres similaires. Et ils révèlent que la différence est minime entre jeunes et moins jeunes. Les travailleurs y voient une gratification justifiée pour l’expérience constituée et l’engagement professionnel soutenu. Il s’agit aussi d’un système transparent et équitable.


Première étape : démantèlement de la fixation collective des salaires


Le SETCa estime que la volonté des employeurs (et de leurs alliés sur le plan politique) est de démanteler les automatismes collectifs dans la fixation des salaires. Et pas uniquement les systèmes barémiques, notre système d’index est lui aussi en ligne de mire. Pourquoi ? Afin de dégager une marge pour pouvoir introduire plus de mécanismes de rémunération individuelle.


Le SETCa tient aux systèmes barémiques de ses employés et mettra tout en œuvre pour les conserver.

 

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