SETCa > News > Une sécurité sociale forte : nécessaire pour tous

28/04/2014 13:36 Imprimer

 

Une sécurité sociale forte : nécessaire pour tous


« La sécurité sociale coûte cher », « trop de profiteurs sont à charge de la sécurité sociale : il faut être plus strict», « Si ça continue, on ne pourra plus payer les pensions : il faut les réduire ou allonger la carrière», « il faut régionaliser la sécurité sociale », etc. Ces réflexions et pistes avancées par certains, on les entend à longueur de journée. 


Depuis sa création il y a 70 ans, notre sécurité sociale a toujours démontré sa nécessité. Fragilisée au fil des ans, elle a plus d’une fois été mise à rude épreuve et est régulièrement la cible d’attaques politiques ou patronales. Certains voudraient sabrer encore plus dans le système, le limiter et le morceler. Il joue pourtant un rôle indispensable pour de nombreuses personnes en leur permettant tout simplement de pouvoir continuer à joindre les deux bouts lorsqu’elles se retrouvent dans certaines situations plus difficiles. Qu’on soit jeune ou âgé, travailleur comme chercheur d’emploi, malade ou en bonne santé, qu’on ait un salaire élevé ou un revenu modeste, un jour ou l’autre nous avons tous besoin de la sécurité sociale... 


Une assurance solidaire entre tous indispensable… Mais fragilisée !

La sécurité sociale, son coût et sa répartition sont régulièrement au cœur des discussions politiques et sont souvent sources de tensions. L’accord conclu dans le cadre de la 6ème réforme de l’état prévoit le transfert de certains aspects de notre sécurité sociale vers les communautés et les régions (comme les allocations familiales, une partie des soins de santé, etc.) Une décision qui entraînera un affaiblissement de notre système : fonctionnement plus complexe, difficultés au niveau administratif, différences de traitements  (selon les régions, vous recevrez plus ou moins d’allocations, vous ne bénéficierez pas des mêmes prestations en matière de soins de santé, etc.)


A la base, notre système de sécurité sociale est pourtant l’un des plus solidaire au monde et nous pouvons en être fiers ! Perdre son emploi, tomber malade, être victime d’un accident : cela peut arriver à tout le monde. De même, un jour ou l’autre,  nous sommes tous amenés à vieillir et à quitter la vie active. Dans ces moments, continuer à bénéficier de revenus suffisants est une nécessité car cela signifie tout simplement continuer à vivre décemment. Si notre système de sécurité sociale n’existait pas, 44% des belges seraient pauvres. Préserver au maximum ce fondement de notre société est donc indispensable !


Aujourd’hui, notre sécurité sociale est confrontée à de nombreux défis : il s’agit de maîtriser les dépenses, de tenir compte du vieillissement croissant de la population mais aussi de répondre à de nouveaux besoins.


Assurer et renforcer la pension légale

Pour la plupart des belges, la pension légale est et reste la principale source de revenus, une fois l’âge de la retraite atteint. Elle est basée sur la solidarité intergénérationnelle : ce sont les actifs d’aujourd’hui qui paient pour les pensionnés d’aujourd’hui.
Depuis de nombreuses années, le vieillissement de la population est en augmentation et le financement des pensions est au cœur des préoccupations. Il s’agit effectivement d’une réalité dont il faut tenir compte et à laquelle il faut s’atteler. Mais trop souvent, les solutions invoquées sont des mesures dont les conséquences seraient déplorables pour tous. On parle de diminuer encore le montant de la pension légale alors que celui-ci est déjà parmi les plus bas d’Europe et suffit à peine à assurer un niveau de vie correct. Certains invoquent aussi l’idée de taxer encore plus les citoyens pour réinjecter ces montants dans la sécurité sociale. D’autres encore, prônent un allongement supplémentaire de la carrière. Travailler plus et plus longtemps : encore faut-il en être capable...


Au lieu de mettre en œuvre de vraies solutions pour assurer l’avenir de tous, certains profitent en fait du débat autour du vieillissement de la population pour peser encore plus sur les pensions, remettre en question certains acquis ou reculer l’âge de la retraite. 


Créer de l’emploi pour diminuer le chômage

Pour le SETCa, repousser encore l’âge de la pension, diminuer son montant ou taxer encore plus les citoyens et ce, alors que le taux de chômage bat son plein est incompréhensible. Entre novembre 2012 et 2013, le nombre de demandeurs d’emploi a connu une progression de 10%. Pourquoi vouloir garder les plus âgés plus longtemps au travail alors que tant de personnes restent sur le carreau?


Les emplois d’aujourd’hui sont la meilleure garantie de financement des pensions de demain. S’atteler à la création d’emploi de qualité, en particulier chez les jeunes, est donc nécessaire. Leur entrée sur le marché du travail permettrait d’assurer le remplacement des plus âgés, de relancer l’emploi et par là-même de limiter le chômage.


Des soins de santé accessibles et de qualité

Les demandes en matière de soins de santé s’intensifient jour après jour alors que d’une part, le secteur souffre d’un manque de personnel et de moyens et que d’autre part, le coût des soins de santé ne cesse de s’envoler. On le constate : les frais médicaux coûtent de plus en plus cher et de nombreuses personnes ne parviennent plus à se soigner correctement. Depuis plusieurs années, le report des soins de santé pour raisons financières est en augmentation. Le pourcentage a même doublé entre 2010 et 2011 (il est passé de 2,5% à 5%).


Parallèlement à cela, on constate que la qualité des services et des soins se détériore : la conséquence directe du manque d’effectifs et de moyens octroyés au secteur. On voit aussi se développer un phénomène d’assurances privées et complémentaires pour pallier ces carences.


Il faut accorder plus de moyens à notre système médical si on ne veut pas se retrouver dans une société avec des soins de santé à deux vitesses (les plus riches qui peuvent s’assurer leurs propres soins et les plus pauvres qui ne peuvent plus se soigner).

 
Renforcer notre sécurité sociale

Au cours des dernières années, la réduction des cotisations sociales et quelques autres avantages fiscaux ont rapporté des milliards d’euros aux entreprises belges. En 2012, 4,94 milliards en termes de cotisations patronales n'ont pas dû être versés à la sécurité sociale. Pourtant, les employeurs continuent toujours de considérer la sécurité sociale comme un coût salarial« handicapant ».
Ce système d’assurance solidaire assure pourtant l’équilibre de notre société. La sécurité sociale aide chacun d’entre nous, à divers moments de la vie et à des degrés divers. Certes, elle doit aujourd’hui faire face à de nouveaux défis et nous devons en tenir compte. Mais au lieu de la démanteler (comme voudraient le faire certains partis de droite), renforçons-la et mettons en œuvre les vraies solutions pour garantir sa sauvegarde… Pour assurer l’avenir de tous dans de bonnes conditions, ce système doit être consolidé et maintenu à l’échelon fédéral.


Que déciderez-vous devant votre bulletin de vote le 25 mai prochain : trancher dans la sécu ou la renforcer ? Le choix est entre vos mains ! 

 

 

 

 Téléchargez l'affiche

Share/Bookmark