SETCa > News > Le SETCa exige la libération de Mounir Tahri et de Jiyed Jiyed

03/05/2018 13:48 Imprimer

 

Motion de solidarité

 

Le SETCa exige la libération de Mounir Tahri, militant syndical et de Jiyed Jiyed artiste, détenus depuis le 9 février 2018 au centre fermé 127 bis

 

Les intérêts des tout-e-s les travailleurs.es qu’ils aient ou non des papiers, sont les nôtres.

 

L’arrestation, le 9 février 2018, dans les locaux de l'asbl Globe Aroma, de Mounir Tahri, militant syndical sans- papiers, de la CSC-Bruxelles et celle de Jiyed Jiyed, artiste, est inadmissible. Cette arrestation s’est effectuée par la ruse : utilisation d’un prétexte de contrôle administratif, en vue de s’introduire au sein des locaux d’une asbl pour arrêter des personnes sans papiers et ce, hors des règles les plus élémentaires qui régissent ce type d’intervention. Aujourd’hui, ces deux personnes sont emprisonnées depuis le 9 février 2018 au centre fermé 127 bis et risquent quotidiennement l’expulsion.

Arrivé en Belgique en 2006, Mounir Tahri a travaillé entre juin 2008 et décembre 2012 pour une société sous-traitante dans le secteur du nettoyage pour le Foyer anderlechtois. Cette société n’a jamais informé Mounir de la réponse positive de l’office des étrangers face à sa demande de régularisation en 2009. Elle a continué à l’exploiter et lui a fait perdre toute possibilité de régularisation. Face à cette exploitation, Mounir a rejoint le combat syndical, travaillant sans relâche à tisser des liens de solidarité, en vue d’exiger la reconnaissance à part entière des droits des travailleur.euse.s sans papiers.

Jiyed Jiyed est Mauritanien. Peintre, écrivain et grand connaisseur de la littérature arabe, il n’a de cesse de défendre la liberté de créer et de s’exprimer. Il est entre autre un de ces artistes actifs au cœur de l’asbl Globe Aroma, initiatrice d’un projet de coopération artistique et de diffusion des arts dans cette ville plurielle qu’est Bruxelles.

Pour nous, délégué.e.s, représentant.e.s syndicaux, il est impensable que l’arbitraire devienne loi dans notre pays ! C’en est assez de la criminalisation (arrestation de personnes sans papiers, licenciement de délégué.e.s syndicaux …) des personnes qui osent dénoncer l’exploitation et revendiquent les droits égaux pour toutes et tous. Il est temps de s’élever contre les lois liberticides et d’exiger la reconnaissance des droits fondamentaux des travailleurs migrants et de leur famille.

 

Unis on est plus forts ! Stop à la répression des travailleurs.es sans-papiers, stop à la répression contre les délégués syndicaux, suppression des centres fermés.

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