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26/01/2012 17:41 Imprimer

Non marchand en grève  le 30/01

Mesures gouvernementales : des conséquences lourdes pour le secteur et la population

 

Ce 23/01/2012, le Non Marchand organisait une conférence de presse afin mettre en évidence toutes les conséquences négatives des mesures gouvernementales sur le secteur, ses institutions, ses travailleurs et la qualité des services rendus. Les travailleurs sont inquiets pour l’avenir et comptent bien le faire savoir ! La grève de ce lundi 30 janvier sera massivement et activement suivie dans le secteur : les responsables syndicaux du Non Marchand en ont expliqué les raisons aux journalistes présents.

L’accord gouvernemental fédéral et du budget 2012 aura des répercutions très importantes sur le secteur des ‘métiers du cœur’, comme les travailleurs aiment à l’appeler. Il y va de leur avenir, de leurs conditions de travail, de fins de carrière et de la qualité des services offerts. Plusieurs éléments ont été mis en évidence lors de cette conférence de presse.


Les mesures gouvernementales en matière de fins de carrière et de crédit-temps laissent entrevoir un avenir plutôt sombre aux travailleurs puisqu’elles remettent directement en cause ou en péril certains dispositifs d’aménagement de carrière, élaborés dans le Non Marchand, un secteur connu pour la pénibilité du travail. Un secteur où pourtant les métiers ne sont pas considérés comme lourds, on l’on ne tient  pas compte de la charge à la fois physique et psycho-sociale qu’ils impliquent.


Le prolongement de la carrière, les conditions retardées et de plus en plus sévères d’accès aux mesures de crédit-temps et de prépension, la perte importante des assimilations pour la pension vont rendre encore un peu plus pénible les conditions de travail.


Polyvalence et flexibilité à outrance, horaires difficiles, tâches pénibles, conditions salariales peu attractives, contrats précaires : tout cela n’aidait déjà pas à rendre le secteur attractif. Certains métiers liés au Non Marchand sont d’ailleurs en pénurie... Les nouvelles mesures ne peuvent que dissuader  encore un peu plus les candidats à  postuler et décourager les travailleurs en place. Mais ces derniers ne seront pas les seules victimes dans cette histoire. Qui dit ‘Non Marchand’ dit ‘services aux personnes’. Les bénéficiaires, les utilisateurs du Non Marchand seront aussi concernés au premier rang par ces changements. Les restrictions budgétaires annoncées pèseront en effet lourdement sur le fonctionnement des institutions et des services. On peut se douter que sur le terrain, les économies se feront directement sentir et auront un impact sur la qualité des services offerts mais aussi sur l’accessibilité à ces services…


A cela, il faut aussi ajouter les conséquences financières du transfert de certaines compétences du Fédéral vers les entités fédérées dans le cadre de la réforme de l’Etat (MR/ MRS, une partie de la psychiatrie, l’accueil extra-scolaire,..).  Selon les régions, on pourrait donc se retrouver à terme face à des situations différentes et des prestations de soins différentes.
Bref, l’avenir qui se dessine n’est franchement pas rose. Remboursements et prises en charge moins favorables, coût et accessibilité des services plus chers, qualité des services altérées, c’est d’abord le bénéficiaire qui fera les frais des mesures d’austérité. Les travailleurs du Non Marchand seront quant à eux doublement touchés, à la fois dans leurs conditions de travail et en tant que bénéficiaires potentiels des services.


Dès février, un nouvel ajustement budgétaire est envisagé, sans doute pour plus de deux milliards d’euros. On peut se douter que d’autres restrictions en cascade seront adoptées par les entités fédérées. 


Nous restons convaincus que d’autres alternatives existent afin de faire économies budgétaires. Le 30 janvier prochain, l’ensemble des travailleurs du pays le feront savoir haut et fort. Une journée de grève générale, pour se faire entendre auprès de nos gouvernements, pour engager un mouvement de réactions au niveau européen.

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