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14/11/2018 15:08 Imprimer

Lunch Garden : arrêter de faire du personnel le dindon de la farce

Le personnel mis à rude épreuve

Ces dernières années, les difficultés ont été importantes au sein de l’entreprise et les travailleurs ont dû faire de nombreux sacrifices. Pour maintenir à flots le groupe et en assurer la pérennité, l’employeur a imposé une série de mesures ayant un impact direct sur les conditions de travail. Ainsi depuis 2006, trois CCT ont été conclues, avec des décisions lourdes et des efforts importants demandés aux travailleurs. La dernière en date, en juin 2014, a vu le jour après des négociations très difficiles : elle visait à introduire plus de polyvalence et plus de flexibilité au sein de l’entreprise ainsi qu’une économie salariale d’envergure.

Polyvalence et flexibilité à la sauce Lunch Garden

Le problème est que depuis la conclusion de cette CCT, la direction fait un peu ‘à sa mode’ et n’applique pas les règles qui ont été convenues. Ainsi, la polyvalence et la flexibilité sont approximatives.
La publication des horaires n’est pas respectée partout, les prestations d’heures tardives ne sont pas réparties proportionnellement entre tous les travailleurs, les heures prestées en dehors de l’horaire (par exemple en cas de maladie d’un collègue) posent problème, la polyvalence est poussée à l’extrême, le nombre d’heures maximum des travailleurs à temps partiels n’est pas respecté, etc.

La direction semble ne vouloir appliquer que les points de la CCT  qui l’intéresse et balaie ce qui l’arrange moins.
Respect des règles convenues et garanties d’avenir

Le SETCa et la FGTB Horval dénoncent cette situation et exigent le respect de l’ensemble des points de la CCT. Celle-ci a été conclue à durée indéterminée et pourrait être annulée au plus tôt le 1er juillet 2019. Les organisations syndicales ont interpellé les dirigeants à ce sujet et leur demandent de se positionner clairement quant aux pratiques non conformes à la CCT. Elles réclament également plus de clarté et des engagements clairs concernant la sécurité d’emploi. L’an passé, le groupe a engrangé 2,5 millions de bénéfices, ce qui est une bonne nouvelle. Néanmoins, le personnel n’en voit pas la couleur. Les travailleurs demandent un juste retour des choses suite aux efforts consentis et un changement d’attitude de la part de la direction.

Dans un premier temps, le SETCa et la FGTB Horval demandent à la direction d’évaluer la situation autour de cette CCT et de mettre en place un calendrier de discussions. Si ne parvenons pas à des résultats probants au terme de cette évaluation et que les dérives persistent sur le terrain, nous pourrons éventuellement aller jusqu’à dénoncer la CCT. De même, des actions ne sont pas à exclure si le management s’obstine à continuer à prendre le personnel pour l’éternel dindon de la farce. A bon entendeur…

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