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11/02/2013 11:33 Imprimer

L’heure de la justice a sonné!


Voici le titre de notre tract dans lequel nous appelons nos affiliés à se rendre en masse à Bruxelles le 21 février. Un tract que nous diffusons dans les entreprises avec les collègues de la CNE/LBC. Un titre qui n’a pas non plus été choisi par hasard. Car c’est sur ce thème que porte la manifestation : notre société est-elle juste ? Les épaules les plus solides supportent-elles les charges les plus lourdes ? Ou demande-t-on plutôt aux travailleurs de faire les plus gros efforts ? Et les allocataires, ne restent-ils pas sur le carreau ? Autant de questions dont la réponse est claire : notre société n’est pas sur la bonne voie, celle de la justice. Les choses doivent changer. Voilà pourquoi nous manifesterons le 21 février à Bruxelles.


Cela fait déjà 5 ans que les travailleurs paient la crise. Des dizaines de milliers d’entre eux ont perdu leur emploi, il n’est absolument pas question d’augmentations salariales et le pouvoir d’achat perd pied parce que l’index est vidé de sa substance. Entre-temps, la Belgique est et reste un paradis fiscal. Pour les grandes fortunes et les entreprises (internationales), qui obtiennent dans notre pays un rendement maximal de leur argent grâce aux possibilités qu’offre notre législation fiscale. Entre-temps, les pensionnés et autres allocataires attendent une revalorisation de leur revenu. Et les chômeurs sont particulièrement visés. La dégressivité des allocations est en marche et cette année à nouveau, le revenu de dizaines de milliers de chômeurs diminuera fortement. La pauvreté s’accentue ! Les perspectives en termes d’emplois sont bien éloignées. La logique européenne d’économies, qui domine également la politique belge, ne nous conduit pas vers plus d’emploi et de prospérité, bien au contraire.


Il est dès lors logique que la FGTB ait suspendu les négociations interprofessionnelles. Le gouvernement ne cesse de reporter la mise en œuvre d’accords conclus sur la liaison au bien-être et les salaires minimums, accords qui constituent un plus pour les travailleurs et les allocataires. Le gouvernement place les employeurs dans un fauteuil dans le cadre des négociations à propos de la flexibilité. Il est par ailleurs anormal que nous nous posions des questions à propos de mesures pour allonger la durée de travail à un moment où le chômage augmente et où il faudrait plutôt penser à une réduction du temps de travail. Le gouvernement décide également de manipuler l’index et d’imposer un blocage salarial pour les années à venir, à la demande des employeurs. Comme si l’économie allait mieux s’en porter et n’avait pas besoin d’une bouffée d’oxygène apportée par le pouvoir d’achat de la population. Entre-temps, il est question cette année de 3 milliards supplémentaires pour continuer à suivre la trajectoire d’économies européenne. Comme d’autres, nous estimons que, vu la croissance économique à la traîne, il faut quitter ce strict carcan. En tout cas, il est inacceptable que ce soient à nouveau les travailleurs et les allocataires sociaux qui paient l’addition.


Ces prochains mois, l’harmonisation des statuts ouvriers et employés occupera une place très importante à l’agenda. Nous avons lancé notre campagne. Chacun connaîtra et doit connaître nos positions. Dans un pays où la majorité des travailleurs a un statut d’employé, il est logique que ce dernier doive servir de référence pour la suppression des différences existant entre ouvriers et employés. Des différences qui sont discriminatoires. Il est donc grand temps ici aussi de faire place à la justice.


De nombreuses raisons donc de manifester le 21 février.


Sous un dénominateur commun : la justice !
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