SETCa > News > Le travail continue!

22/05/2012 18:05 Imprimer

Le travail continue !


Les bureaux de vote des élections sociales ont refermé leurs portes. Nous tenons à remercier nos électeurs pour leur confiance et nos militants pour leur investissement. Entre-temps, la planète continue de tourner et, à cet égard, il s’agit de miser sur la croissance : telle est la position de principe du SETCa.


Elections sociales


Les résultats des élections sociales sont connus. Nous remercions tout d’abord tous les employés et les cadres qui ont voté pour le SETCa. L’investissement de tous les candidats et leur encadrement par nos secrétaires et collaborateurs sont assurément à souligner. A eux aussi, merci pour cet engagement.


Si, tous les quatre ans, les élections sociales constituent un événement important, le travail syndical est, quant à lui, l’affaire de tous les jours. Les résultats des élections ne changent pas fondamentalement les choses pour le SETCa par rapport à 2008. Nous pouvons établir dès à présent que le SETCa progresse légèrement.


Ce progrès est plus net en nombre de sièges qu’en nombre de voix. Notre site internet publie un aperçu des résultats du SETCa. Par ailleurs, nous observons que la CSC enregistre une perte importante dont la CGSLB parvient à profiter le plus.


Bien sûr, une analyse approfondie de ces résultats dans tous leurs aspects doit encore intervenir. En effet, indépendamment de nos points forts, il est important également d’appréhender les points plus faibles afin d’améliorer encore notre action.

 

Rester attentif à l’actualité


Entre-temps, nous devons rester attentifs aux nombreux dossiers sociaux qui vont nous arriver au cours des prochains mois. Partout il est question d’austérité et pas suffisamment de croissance, des questions à l’ordre du jour tant le week-end dernier lors du sommet du G8 que lors du sommet européen informel du mercredi 23 mai ou encore dans le débat sur la compétitivité et la relance annoncé par le gouvernement belge (que ce dernier veut clôturer pour le 21 juillet).
Nous le répétons une fois de plus : les travailleurs ne sont pas la cause de la crise, ils n’en subissent que les conséquences. Les travailleurs ne peuvent dès lors pas en faire une nouvelle fois les frais. Il faut continuer à remettre en cause le dogme européen de l’austérité. Entre-temps, de plus en plus de responsables politiques et académiques d’avant-plan vont dans le même sens que nous. Nous n’en citerons qu’un, à savoir le prix Nobel d’économie Stiglitz : « Il n'y a aucun exemple d'une grande économie – et celle d’Europe est la plus grande au monde – qui se redresse par l'austérité ».


Nous maintenons notre opposition à cette propension aveugle de l’Europe à réaliser des économies qui plus est sur les plus faibles. Ce dont l’Europe et donc aussi la Belgique ont besoin, c’est d’une politique de croissance. En d’autres termes, il s’agit d’investir davantage de moyens publics dans une économie durable (notamment dans des investissements permettant de réaliser des économies d’énergie). Ces moyens peuvent être trouvés à travers une contribution (supplémentaire) des nantis de ce pays.


Des revenus peuvent être trouvés également au niveau européen où il y a lieu enfin de mettre en œuvre la taxe sur les transactions financières (connue également sous le nom de taxe Tobin ou Robin des Bois) qui pourrait rapporter plusieurs dizaines de milliards d’EUR. De même, l’émission d’Euro-obligations pourrait générer aussi bien les moyens destinés à des investissements que soulager les pays visés par les marchés financiers. Enfin, la politique de la Banque centrale européenne et de la Banque européenne d’investissement doit être revue fondamentalement. Ces institutions doivent pouvoir jouer le rôle de moteurs de la politique de relance européenne.


Le pouvoir d’achat est le carburant du moteur économique. Nous saluons dès lors les augmentations salariales arrachées par les métallurgistes allemands après celles déjà acquises, il y a quelques semaines, par le syndicat des services publics Ver.di. Les travailleurs allemands seront les premiers bénéficiaires de ces augmentations salariales. Toutefois, elles offrent également à d’autres économies européennes la possibilité d’améliorer leur balance commerciale vis-à-vis de l’Allemagne à partir d’une croissance économique interne renforcée.


Le maintien et la création d'emplois durables et de qualité est essentiel pour une vraie relance.


Le pouvoir d’achat n’est pas l’ennemi de l’économie, c'est un des moteurs de la croissance. Aussi, le SETCa reste dans notre propre pays un fervent défenseur de notre système d’indexation automatique des salaires et des allocations sociales. Les élections sociales viennent de s’achever, mais le travail se poursuit et il s’agit de rester vigilant.  
     

Share/Bookmark