Ouvrier-employé: la vérité sur quelques mythes
Comme SETCa, la centrale au sein de la FGTB s'occupant surtout des travailleurs du privé avec un contrat d'employé, nous avons toujours défendu au mieux les intérêts des employés. C'est d'autant plus le cas maintenant qu'il est question de démanteler le statut d'employé pour créer sur les restes de celui-ci un "nouveau" statut de travailleur.
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L'action du 17 mars : un signal fort
Près de 5000 manifestants se sont rassemblés ce mercredi pour signifier leur opposition au projet des fédérations patronale de diminuer les préavis des employés à quelques semaines par 5 ans d’ancienneté.
Lors de leur rencontre avec les représentants de la FEB, Erwin De Deyn et Myriam Delmée ont réaffirmé la position du SETCa : oui à un accord global pour l'harmonisation vers le haut des statuts, non à un statut unique. Les négociations avec le patronat s’annoncent difficiles : nous comptons sur votre mobilisation tout au long de la concertation pour défendre le statut des employés et améliorer celui des ouvriers. Vous méritez le meilleur !
Les employeurs demandent un "nouveau droit de licenciement"
Opel et Carrefour, ça ne suffit pas ?
Selon la déclaration du 25 janvier des organisations patronales « Laissez-nous entreprendre »
Ce projet doit se composer de 3 éléments :
- un préavis de quelques semaines par 5 années d’ancienneté
- une prime sans impôts ni cotisations
- une politique plus énergique d’activation des chômeurs
Un tel projet signifie :
- Licencier plus, plus vite et moins cher
- Pour les employés, la durée du préavis est divisée par 4 ou 5 (par 6 si on compare avec la « grille Claeys ») , Pour les ouvriers : retour au minimum légal
- Des charges énormes pour la Sécu : par rapport au système actuel, ce projet demanderait une « subvention » de la collectivité de plus de € 20.000 pour le licenciement d’un employé « moyen »
- Les travailleurs licenciés « activés » par l’ONEm pour accepter n’importe quel boulot moins bien payé ou plus pénible
Seul le préavis des employés oblige les entreprises à chercher de réelles alternatives avant de licencier. Faire payer des licenciements-express par la Sécu est un holp-up inacceptable !
Un bon préavis, comme celui des employés, est la meilleure protection de l'emploi. Employés, ouvriers, cadres : nous y avons tous droit !
Rassemblement de militants
ce mercredi 17 mars à 12h
devant les locaux de la FEB
rue Ravenstein à 1000 Bxl
pour dire clairement :
Un mini-préavis subventionné ?
Pour nous, c'est NON !
Tract front commun 03/03/2010