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20/04/2016 19:02 Imprimer

Le Gouvernement porte atteinte au travail décent !

 

Un travail décent, voilà sur quoi doivent porter les élections sociales. Qui dit travail décent, dit plus de pouvoir d’achat, limites à la flexibilité, combinaison travail/vie privée, bien-être au travail, formation… Le gouvernement de droite Michel va radicalement à l’encontre de la notion de travail décent. Il l’a une fois encore prouvé avec les décisions budgétaires.

14.000 candidats du SETCa

Toutes les listes de candidats sont désormais introduites. Nous entamons la dernière ligne droite vers les élections. Merci à nos 14.000 candidats d’avoir choisi le SETCa, pour 4.300 comités et conseils d’entreprise différents au total. Ce sont tous de bons candidats, qui veulent s’investir pour défendre leurs collègues au travail et dessiner l’avenir avec nous. Ils veulent s’engager pour une société juste et sociale, pour un travail décent.

Travail décent

Le Gouvernement parle d’un travail soutenable, les employeurs d’un travail adaptable. Les décisions gouvernementales dans le cadre du dernier contrôle budgétaire illustrent ce que cela représente, tant pour le Gouvernement que pour les employeurs. Davantage de flexibilité, pas de certitudes sur le nombre d’heures à prester ni sur le moment où les prester, disparition des heures supplémentaires rémunérées… Il est scandaleux de voir à quel point les membres du Gouvernement présentent ces mesures comme avantageuses pour les travailleurs.

 

Ils ne savent que trop bien qu’ils mentent. C’est un signe de mépris pour les travailleurs. Entre-temps, les nantis et les « touristes de Panama » restent hors d’atteinte et ce sont à nouveau les citoyens et travailleurs ordinaires qui paient l’addition pour le déficit budgétaire.


Il doit en être et il en sera autrement un jour. Nous ne cessons d’affirmer inlassablement qu’il y a des alternatives, qu’une autre politique doit être possible. Nous continuerons aussi de le faire pendant la campagne électorale en cours. À cet égard, nous misons en particulier sur le pouvoir d’achat, la flexibilité (limitée), un équilibre correct entre travail, bien-être au travail et le défi de la « robotisation ».

 

Pouvoir d’achat

Plus de pouvoir d’achat profite aux travailleurs et à l’économie. Nous nous réjouissons dès lors que votre salaire soit bientôt à nouveau indexé. Lors des prochaines négociations interprofessionnelles, sectorielles et d’entreprise, nous mettrons à nouveau l’augmentation des salaires bruts sur la table. Vos augmentations barémiques doivent elles aussi être préservées.

 

Limites à la flexibilité

Quoi qu’affirment le ministre Peeters et son gouvernement, plus de flexibilité ne permettra pas de créer des emplois et ne fera qu’accentuer le stress et les burn-outs chez les travailleurs. S’il faut de la flexibilité, celle-ci doit être correctement encadrée dans des conventions collectives de travail. La pratique nous apprend que c’est possible et que cela fonctionne, également dans l’intérêt des travailleurs.

 

Travail et vie privée vont de pair

Les travailleurs travaillent bien s’ils savent qu’à côté de leur travail, ils peuvent aussi organiser convenablement leur vie privée, avoir une vie familiale de qualité et se détendre sur le plan socio-culturel. La flexibilité à la seule demande de l’employeur remet en cause l’équilibre entre travail et vie privée.

 

Bien-être au travail

Les emplois physiquement éprouvants doivent être allégés. La charge psychosociale doit être abordée de façon bien équilibrée.

 

Numérisation et robotisation

L’accroissement de la productivité via la numérisation et la robotisation doit permettre de réduire le temps de travail. En raison des nouvelles technologies, les travailleurs ont également besoin de plus de formations.

Un travail décent, voilà qui est et reste l’enjeu de notre lutte syndicale et des élections sociales.


Bonne chance à tous nos candidats. Ensemble, dessinons l’avenir !
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