SETCa > News > Un intérimaire, pas un travailleur jetable

07/10/2013 20:52 Imprimer

 
La FGTB Coordination Interim organise ce mercredi 9 octobre sa 9e Journée des Droits des Intérimaires. Des actions ludiques seront menées dans des lieux publics et des zonings industriels à travers le pays. L’occasion de distribuer le magazine événementiel I-zone. Des mouchoirs jetables seront également distribués. Ceux-ci peuvent être jetés après usage. Nous ne voulons pas que les travailleurs intérimaires soient traités eux aussi comme des produits jetables. La FGTB exige pour chaque mission un contrat de travail correct, reçu en temps et en heure. Elle veut aussi en finir avec les contrats d’un jour.

 

L’ULB et la KUL ont mené une grande enquête sur l’intérim pour la FGTB. 3.000 intérimaires y ont pris part. Une enquête dans laquelle ils se livrent sur leurs conditions de travail, leurs contrats et leurs missions. Une grande insécurité et une flexibilité accrue résument parfaitement cette enquête. Les intérimaires reçoivent des contrats de courte durée même s’ils effectuent la plupart du temps des missions assez longues. C’est souvent à la dernière minute qu’ils apprennent qu’ils ont une mission. Et bon nombre d’entre eux commence à travailler sans contrat. Un intérimaire sur trois estime ne pas recevoir un salaire correct. 

Les politiques et les patrons prétendent que le travail intérimaire est nécessaire. Ce n’est pas une raison valable pour traiter les gens sans respect. La FGTB veut des conditions de travail décentes pour les intérimaires. Cela commence par un contrat correct, reçu en temps et en heure. Un contrat fixe les obligations de l’intérimaire et de l’employeur. Dès le premier jour. Il faut dès lors que le contrat soit là dès le premier jour. A l’heure d’internet et des smartphones, c’est possible. Les employeurs n’ont aucune excuse.

La réglementation en matière d’intérim a récemment changé. Désormais, l’intérim comme canal de recrutement est soumis à certaines règles. Mais il n’y a pas de véritable obligation d’embauche. La porte reste ouverte aux recours excessifs et inappropriés à l’intérim et la FGTB y reste fermement opposée.

Si les fédérations d'employeurs annoncent qu'ils n’engageront plus que par le biais de contrats intérimaires et temporaires parce qu'ils trouvent les emplois fixes trop onéreux suite à l’instauration du statut unique, nous en arrivons effectivement à une utilisation abusive de l'intérim. Ce type de chantage est odieux, il démontre que les employeurs ne recherchent que des travailleurs à bas prix.

Les contrats journaliers successifs sont eux aussi limités. La FGTB regrette cependant que cette pratique ne soit pas totalement interdite. Les employeurs interprètent déjà la nouvelle législation de manière très large. C’est inacceptable.

Des voix s’élèvent à nouveau afin de permettre le travail intérimaire dans les services publics. La FGTB y est opposée. Des mesures concertées qui permettent de résoudre un besoin temporaire de travailleurs existent. En outre, les procédures de sélection dans les services publics garantissent la neutralité, ce n’est pas le cas de l’intérim. Les services publics sont d’intérêt général et n’ont pas un but lucratif. Les agences d’intérim ne peuvent pas en faire leur énième marché.

 

Plus d'infos ? Visitez le site www.droitsdesinterimaires.be

 

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