La concertation quand c’est possible, l’action quand c’est nécessaire !
A l’heure de vous envoyer cette Newsletter (22/12/2011), les services publics organisaient une grève générale. Le SETCa soutient cette action. Dans le même temps, nous menions une action avec la Centrale Générale auprès des ministres de l’emploi et des pensions.
Actuellement, les mesures prévues dans l’accord gouvernemental concernant les pensions, les prépensions, les régimes de fin de carrière (comme le crédit-temps) et les allocations de chômage sont coulés à grande vitesse en textes de lois et d’arrêtés royaux. Aujourd’hui même, le Parlement devrait voter la loi relative à la réforme des pensions. Les arrêtés royaux portant sur les autres matières citées sont prêts à être publiés au Moniteur belge.
En aucune manière, nous ne pouvons l’accepter. Si le gouvernement passe néanmoins en force, nous poursuivrons les actions. Ce sera le cas pendant tout le mois de janvier avec, en point d’orgue, une grève générale tous les secteurs en date du 30 janvier. Qui, par ailleurs, ne sera pas un point final. Si l’on persiste dans les mesures maléfiques, nous continuerons de nous y opposer.
Légitimement, les syndicats demandent non seulement d’être entendus, mais encore de pouvoir obtenir une concertation sérieuse sur ces mesures, lesquelles touchent toutes directement ou indirectement l’ensemble des travailleurs et des allocataires sociaux de ce pays.
Nous restons d’avis que le nouveau gouvernement n’a pas pris les bonnes mesures. Ceux qui ont provoqué la crise restent hors d’atteinte. En revanche, ce sont les travailleurs et les allocataires sociaux qui font les frais de la « m… ! » créée par d’autres.
Aussi, nos vœux de Nouvel An sont clairs : ce que nous souhaitons à chacun, c’est un emploi de qualité et un salaire valable, pour les jeunes comme pour les plus âgés, une bonne sécurité sociale fédérale et des impôts équitables, les épaules les plus larges portant les charges les plus lourdes. Rien de tout cela dans l’accord de gouvernement !
Nous sommes et nous restons favorables à la concertation, mais nous mènerons des actions si les employeurs et le gouvernement n’y sont pas ouverts.