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07/12/2010 17:58 Imprimer

Un accord interprofessionnel consistant !

 
Les négociations interprofessionnelles ont commencé en ce début novembre par la publication du rapport du Conseil Central de l’Economie sur l’évolution du coût salarial dans notre pays. Les négociateurs sont aujourd’hui dans la dernière ligne droite, l’objectif étant de conclure avant la Noël.  Il n’est pas certain du tout que l’on aboutisse à un accord et le SETCa n’acceptera d’accord que s’il est consistant. En d’autres termes, des possibilités de négocier librement dans les secteurs et les entreprises et pas d’atteinte aux acquis fondamentaux. Nous percevons bien que les circonstances ne sont pas optimales et nous n’attendons dès lors pas non plus le ciel sur terre de la part de nos négociateurs.

 

Formation des salaires : liberté de négociation !

Le rapport du CCE prévoit une évolution salariale de 5 % en moyenne au cours des deux prochaines années dans nos pays voisins que sont la France, les Pays-Bas, l’Allemagne et le Luxembourg. Nous ne voulons pas nous fixer sur un chiffre, mais il doit permettre cependant une marge suffisante afin que les secteurs puissent négocier librement les augmentations salariales. Lors de ces négociations, nous tiendrons certainement compte du contexte économique des secteurs, ainsi que nous l’avons toujours fait par le passé. Comme un AIP doit être par excellence un accord de solidarité, il s’agit, cette fois encore, de relever le salaire minimum interprofessionnel. Enfin, que les choses soient claires : nous n’admettrons pas que l’on touche à notre système d’indexation. Les employeurs peuvent ranger définitivement leurs petites idées sur le sujet.

 

Reconduction de certaines mesures

Les régimes de prépension spécifiques à reconduire pour certains secteurs comme la construction, lesdits secteurs nationaux, etc. doivent également faire partie d’un accord interprofessionnel, tout comme la reconduction de l’amélioration des allocations dans le cadre du chômage temporaire. Nous mettons les employeurs en garde dans l’hypothèse où ils recourraient au chantage à cet égard. Le gouvernement – même en affaires courantes – doit en être conscient et arrêter lui-même, le cas échéant, les mesures en la matière.

 

Ouvriers/employés

Nous continuons de le répéter : il faut éliminer les discriminations par le relèvement du statut des ouvriers vers celui des employés. Un progrès donc pour les ouvriers sans régression pour les employés. D’aucuns entendent faire de ce thème le point central de l’AIP.  Peu importe pour nous à condition de le faire sur la base de la philosophie évoquée ci-dessus. Chacun autour de la table des négociations doit savoir qu’il trouvera les syndicats d’employés sur sa route si l’on s’en écarte dans un AIP. Nous n’admettrons pas de régression pour les employés.

 

Liaison des allocations a l’évolution du bien-être

Une fois de plus, les employeurs sont parvenus à reporter le débat sur ce sujet, alors qu’il aurait déjà dû trouver sa conclusion pour le 15 septembre. Aussi, il revient sur la table en même temps que les autres points des négociations interprofessionnelles. Les employeurs vont tenter de l’utiliser comme monnaie d’échange ou moyen de chantage en prétendant qu’il n’y aura pas d’adaptation des allocations à l’évolution du bien-être si l’on ne cède pas sur d’autres points du cahier de revendications. Ici encore, nous disons très clairement au gouvernement qu’il doit prendre ses responsabilités à ce sujet si les employeurs demeurent intraitables. En effet, ce dossier a déjà été tranché et l’enveloppe disponible est fixée au budget.

Au moment d’écrire ces lignes, les négociations d’un accord interprofessionnel sont entrées dans une phase cruciale.
Nos militants jugeront le moment venu si le résultat est suffisant. Pour nous, les points de rupture sont cependant clairs : pas question de toucher à notre système d’index ou au statut employé. Et ce n’est pas tout. Cette fois encore, il s’agit d’enregistrer un progrès social à travers un accord interprofessionnel solidaire.