La direction de BRC ne doit pas payer d'indemnité de licenciement.
Elle peut consacrer l'argent à de meilleures causes
Le front commun syndical appelle tous les travailleurs du secteur du pétrole à protester contre le licenciement sans préavis de trois travailleurs de la raffinerie anversoise BRC. Une action est menée en ce moment devant les portes de BRC. Et le jeudi 30 juin, également devant les portes de l'entreprise, une action nationale sera menée.
Les licenciements n'ont absolument aucun fondement. La direction n'évoque d'ailleurs pas de faute grave et verse toutes les indemnités de rupture. Et celles-ci sont élevées puisque deux des travailleurs licenciés sont des représentants syndicaux FGTB.
Pas de faute grave, mais la même direction parle dans les médias de comportement peu admissible, d'intimidation d'un agent de gardiennage et de menace envers sa famille.
Des déclarations mensongères d'un tel acabit sont inhabituelles dans le chef d'une direction suisse qui parle volontiers de la réputation d'intégrité de l'Etat helvète.
Il y a eu quelques actions ludiques à BRC, à la suite de négociations pénibles pour un nouvel accord sectoriel. Les roues de quelques voitures, exclusivement utilisées pour les déplacements sur le site de la firme, ont été enlevées, le drapeau de l'entreprise a été remplacé par un drapeau syndical.
Un agent de gardiennage a été mis sous pression par la direction pour qu'il fournisse les noms des militants. Des syndicalistes ont alors voulu lui dire qu'il n'avait rien à se reprocher. Voilà donc pour les faits.
Les mensonges sont inhabituels, mais ce qui n'est certainement pas inhabituel pour cette direction suisse, est l'hostilité aux syndicats et aux droits syndicaux. Ces coutumes à la belge posent de grands problèmes, d'après les propos du directeur général Massenhaurer.
Et de joindre le geste à la parole. La direction de BRC tente de museler les syndicats dans l'entreprise. Depuis des années et des années, les actions ludiques font partie de la tradition dans le secteur du pétrole. Dans le cadre présent, elles ne mettent personne en danger et ne peuvent être qualifiées de vol, mais elles ont servi d'argument pour licencier les militants syndicaux séance tenante. Bien entendu, c'est inacceptable.
Le front commun syndical exige la réintégration des trois travailleurs licenciés. Il invite également la direction à utiliser l'argent des indemnités de ruptures à des objectifs plus louables. Par exemple à être un peu moins grippe-sou lors des négociations pour une nouvelle convention collective de travail.
Les actions du 24 et du 30 juin sont menées à partir de 6h du matin devant les portes de BRC Scheldelaan 490, Antwerpen Haven 663.