Congrès commerce:
Des objectifs précis pour des conditions de travail harmonisées
Les congrès sectoriels se poursuivent et cette fois-ci, c’était le tour du commerce. Un secteur essentiel dans la société de consommation qui est la nôtre et largement présent au sein du SETCa- BBTK. Un secteur régulièrement mis à mal par des pratiques patronales et des « stratégies marketing » toujours plus nombreuses et destinées à faire toujours plus de profit. On pense à l’externalisation de certaines tâches sur des sites différents, à l’élargissement du travail étudiant et intérimaire, à l’automatisation du travail, à la flexibilité à outrance, etc.
Myriam Delmée, Vice-Présidente et Jan De Weghe, Secrétaire fédéral, tous deux représentants du secteur commerce ont présidé ce congrès. Cette rencontre a permis aux 250 militants de se retrouver, de faire le point sur les difficultés rencontrées au quotidien et de présenter les objectifs pour ces 4 prochaines années. Ceux-ci sont clairs et étroitement liés aux conditions de travail.
Un point clé concerne l’harmonisation des commissions paritaires . Tant que plusieurs commissions paritaires coexisteront dans le secteur, avec des conditions de travail différentes de l’une à l’autre, ceci mènera nécessairement à une surenchère de la part des employeurs. Il faut agir afin d’éviter l’escalade vers encore plus de flexibilité et vers un démantèlement des acquis sociaux.
Un autre point d’action pour demain est celui lié au temps de travail. Tout le monde le sait : le secteur est caractérisé par une grande largesse au niveau des horaires (ouvertures tardives, matinales, le dimanche, les jours fériés, etc.) Maintenir un équilibre entre vie privée et vie professionnelle est indispensable pour les travailleurs. A ce titre, la semaine de 32 heures reste un objectif essentiel.
D’autres éléments tels que la formation sur le terrain, la sécurité au travail, les processus d’automatisation ont été abordés et sont à garder à l’œil ! Enfin, il faudra œuvrer pour plus de contrôle et en donner les moyens à l’inspection sociale.