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29/11/2012 12:16 Imprimer

Concertation sociale : Et maintenant ?

 

Ensemble avec les autres composantes de la FGTB, des débats ont également lieu au SETCa pour décider de la marche à suivre à présent. La concertation à propos d’un accord interprofessionnel est-elle encore possible dans ce contexte ? Un contexte dans lequel le gouvernement a nettement facilité la tâche des employeurs. Si oui, à propos de quoi et à quelles conditions ? Et la liaison des allocations sociales au bien-être ? Car, faute de volonté d’avancer des employeurs, ce dossier n’est pas encore bouclé lui non plus. Et l’harmonisation des statuts ouvriers-employés ? Le gouvernement donne aux interlocuteurs sociaux jusque fin mars pour s’accorder sur ce dossier. À défaut, c’est lui qui tranchera ici aussi. En bref, il y va de l’avenir de notre concertation sociale. Le SETCa, comme les autres composantes de la FGTB, a mené cette discussion en profondeur dans l’intérêt des tous les employés, techniciens et cadres que nous représentons. Sur base de ce débat, nous pouvons pleinement souscrire au communiqué de presse diffusé par la FGTB ce 28/11 :


« La concertation sociale doit rendre des perspectives aux travailleurs :


Non contente des mesures d’austérité inscrites dans le budget 2013 du Gouvernement, la FEB réclame d’ores et déjà de nouveaux tours de vis en matière de réductions de cotisations sociales, de modération salariale et d’index.

Pour la FGTB, il est indispensable de donner toutes ses chances à la concertation sociale, il est donc important de créer les conditions favorables à sa reprise.

Ainsi, la FGTB n’est prête à se remettre autour de la table avec les organisations patronales que pour autant que celles-ci s’inscrivent dans une discussion ouverte, constructive et ambitieuse. Elle ne veut pas d’un jeu de dupes où aucune marge de négociation ne serait possible.


Ainsi, la FGTB demande au Gouvernement, préalablement à toute éventuelle concertation avec les organisations patronales :
  • Le retour à une indispensable sécurité juridique pour toutes les conventions collectives de travail 2011-2012: elles doivent être respectées telles que négociées, et appliquées ;
  • Une décision urgente sur la répartition de l’enveloppe pour la liaison au bien-être des allocations sociales ;
  • La garantie que l’index ne sera pas manipulé via la révision du panier ;
  • L’application d’une modération des revenus du capital (les bonus, actions, dividendes,…), comme le prévoit l’article 14 de la loi de 1996.


Il est également indispensable que les organisations patronales, et singulièrement la FEB, ne perdent pas de vue les réalités de terrain, différentes, auxquelles sont confrontés les travailleurs, notamment en ce qui concerne la flexibilité et les efforts considérables déjà consentis dans ce domaine, sans résultats probants.


Par ailleurs, le bureau fédéral de la FGTB demande aux employeurs que figurent au menu de toute concertation entre interlocuteurs sociaux:

 

  • L’amélioration du salaire minimum brut interprofessionnel, qui ne peut faire l’objet de modération salariale ;
  • La suppression des barèmes réduits pour les jeunes ;
  • La réorientation des réductions de cotisations existantes pour les employeurs afin d’obtenir un effet maximal sur le maintien ou la création d’emploi ;
  • Le respect par les employeurs de l’objectif fixé en matière d’efforts de formation (1,9% de la masse salariale) ainsi que des engagements concrets et contraignants en matière d’innovation.


Plus globalement, la FGTB s’indigne des mesures antisociales prises par le Gouvernement qui suit les mauvaises recettes d’une Europe de l’austérité qui creuse les inégalités sociales et augmente la pauvreté. Elle pense, entre autres, à la modération salariale prévue pour les six années à venir, à la révision annoncée du panier de l’index, ainsi qu’à l’absence de tout rééquilibrage fiscal qui viserait enfin ceux qui ont les épaules contributives les plus larges.


Les travailleurs attendent de pouvoir compter sur une véritable Relance économique qui ne fustige pas les coûts salariaux mais offre de véritables perspectives via l’innovation sur des produits exportables et durables. »

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