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25/01/2012 11:49 Imprimer

Besoin d'une réponse aux problèmes dans le secteur des médias


Les petits ruisseaux font les grandes rivières. Ce proverbe se vérifie dans un sens positif, et malheureusement aussi, dans un sens négatif. L'addition des problèmes sociaux dans le secteur des médias, tant audiovisuels qu'écrits, est entre-temps suffisamment grande pour que l'on puisse parler d'une crise dans le secteur. Dans de nombreuses entreprises, des emplois disparaissent et la pression s'accroît sur les travailleurs.


Une longue énumération

Ce n'est pas la première fois que nous signalons dans ces colonnes un problème pour le secteur dans son ensemble. Début 2009 aussi, le secteur avait été touché par une vague de licenciements, dans de très nombreuses entreprises. Trois ans plus tard à peine, on coupe à nouveau dans les effectifs. Ainsi, juste avant Noël, VTM (VMMa) a mis 22 travailleurs à la rue, complétés récemment par 2 licenciements supplémentaires. Les syndicats dans l'entreprise restent avec un arrière-goût amer, car la direction s’est moquée de la concertation sociale. Et cela n'a pas grondé que chez les 'gros' émetteurs, des coups sont tombés également chez bon nombre d'émetteurs régionaux.


Dans d'autres entreprises des médias, le trouble social augmente. Un préavis de grève est actuellement toujours en cours dans l'agence de presse Belga à propos de 8 licenciements annoncés. Dans le groupe de médias Rossel (derrière Le Soir et le groupe Sudpresse), où de nombreux emplois ont déjà disparu ces dernières années, la direction est de nouveau pleinement à la recherche de ‘synergies’ entre les différentes rédactions. Pour les employeurs du secteur, il s'agit d'un langage codé pour annoncer que des emplois vont disparaître… Chez Concentra (la Gazet van Antwerpen et het Belang van Limburg) aussi, l'ambition est de tailler dans les effectifs. Sanoma, Think Media, VT4,… idem.


Travailleurs sous pression

La concurrence dans le monde des médias est impitoyable. Les défis posés par l'émergence de nouveaux médias et les recettes publicitaires en baisse sont grands. L'on attend toujours plus des travailleurs, avec de moins en moins de moyens. Les travailleurs du secteur en sont les dupes. De plus en plus souvent, l'on a recours à des free-lances, car meilleurs marché et affectables en toute flexibilité. Le travail journalistique ne peut lui aussi qu'en souffrir.


Pour le SETCa, il est question d'un problème structurel dans le secteur.  Pour trouver une réponse à cela, la concertation sociale est cruciale. Si certains employeurs ne comprennent pas cela, nous le ferons savoir plus clairement.

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