Aviapartner
L’octroi de la licence risque de devenir un embrouillamini juridique
La décision de ne pas confier plus longtemps la manutention des bagages à l’aéroport de Zaventem à la société belge Aviapartner a créé une véritable onde de choc auprès du personnel. L’action de 24 heures qui a suivi a en tout état de cause produit des résultats. Une bataille juridique n’est cependant pas à exclure à présent.
Olivier Van Camp, le secrétaire du SETCa qui a l’entreprise en charge explique : « Plusieurs entreprises ont pu participer à l’appel d’offre pour pouvoir assurer une partie déterminée de la manutention des bagages. Aviapartner, Flightcare et Swissport ne sont pas les seules à y avoir participé. D’autres entreprises comme Menzies et l’entreprise turque Celebi y ont également participé. Comme on le sait entre-temps, BAC a jugé que Flightcare et Swissport en sortaient vainqueurs. Aviapartner n’est pas d’accord avec cette décision de BAC et va la contester à présent sur le plan juridique. Menzies va probablement faire la même chose. »
Un combat juridique, donc, entre BAC et les différents manutentionnaires. Comment les syndicats se positionnent-ils dans cette affaire ?
O.V.C. : « Le combat juridique va se dérouler sans aucun doute loin au-dessus de nos têtes… mais pour ce qui nous concerne, Aviapartners conserve notre préférence. Il s’agit d’un employeur avec lequel nous avons déjà travaillé et d’une entreprise connue par les 1200 travailleurs de Zaventem. Toutefois, quoi qu’il arrive, les accords que nous avons conclus avec Swissport garantissent également la sécurité aux travailleurs si Aviapartner restait finalement sur le carreau. »