Il s’agissait, pour le personnel des soins de santé, de dénoncer la situation qu’ils vivent actuellement et leurs craintes pour le futur. Les travailleurs ont installé un hôpital de fortune Place des Barricades à Bruxelles. Une métaphore par rapport au vécu de terrain et à ce que présage l’avenir dans le secteur. Le message était clair : il est grand temps de parvenir à un accord pour les secteurs fédéraux de la santé. Le but était également de rappeler à tout le monde que faire des économies sur la sécurité sociale engendrera au final toujours des conséquences pour le secteur…Et ceci tant pour le personnel que pour les patients.
Pourtant, voilà plusieurs années que l’on rogne les moyens de la sécurité sociale. C’est de nouveau le cas aujourd’hui puisque la croissance du budget d’assurance maladie est réduite de plus de la moitié (2% au lieu de 4,5%). A cela s’ajoute un remboursement d’1,5 milliards d’EUR à la gestion globale de la sécurité sociale. Si on continue à ce rythme, le malade va bientôt se retrouver… à la rue.
Face à cette situation où la sécurité sociale fait constamment l’objet d’attaques, d ’autres en profitent…
La créativité des employeurs et du monde financier - que nos responsables politiques s’empressent d’assister - ne connaît toujours pas de frontières.
Actuellement, les intérêts notionnels permettent aux entreprises en Belgique de ne payer pratiquement pas d’impôts. L’exemple le plus connu est celui d’ArcelorMittal qui n’a pas payé d’impôts (zéro EUR) l’an dernier. Cette déduction d’intérêts persiste : elle a largement survécu aux mesures d’économies.
Les choses ne peuvent pas en rester là. Notre sécurité sociale n’est pas une source inépuisable. Si nous n’y veillons pas, les soins de santé seront de moins en moins accessibles et perdront en qualité. Pour le SETCa, cette situation est inacceptable. Des mesures doivent enfin être mise en place pour pouvoir assurer des soins de santé de qualité et un avenir décent pour les travailleurs du secteur.