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27/01/2016 12:28 Imprimer

Vigilance et attention en 2016

 

Les élections sociales sont l’évènement social de ce printemps. Les représentants élus par tous les travailleurs aux conseils d’entreprise et comités pour la prévention et la protection des travailleurs dans les entreprises garantissent notre modèle social. Toutefois, nous ne pouvons pas perdre de vue que la vie politique et la concertation se poursuivent entre-temps. Ce qui requiert de la vigilance et des réactions alertes si cela s’avère nécessaire.

 

Vigilance dans les entreprises

Dans les entreprises, nos délégués doivent à présent également accorder l’attention voulue aux nouvelles obligations en matière de reclassement professionnel. Pour les travailleurs ayant plus de 30 semaines d’indemnité de préavis, les employeurs en retiendront 4 pour les frais de reclassement professionnel. Heureusement, il y a aussi de bonnes nouvelles en ce début d’année, puisque de nombreuses entreprises ont relevé la valeur des chèques-repas et légèrement augmenté le salaire net à la suite du tax-shift. Malgré tout, et nous continuerons de le répéter, ces mesures ne compenseront pas le saut d’index et les nombreux frais supplémentaires pour les ménages (prix de l’électricité et taxes en tous genres).

 

Vigilance concernant la faiblesse des taux

Les modifications légales concernant les pensions complémentaires viennent à peine d’entrer en vigueur, mais les taux d’intérêts qui se maintiennent à un niveau bas rentes poussent certaines institutions à poursuivre l’adaptation du paysage des assurances. Ainsi, la Banque nationale de Belgique a récemment proposé de limiter les taux des assurances-vie à 1,5%, soit un taux inférieur à celui de la nouvelle loi sur les pensions complémentaires portant exécution d’un accord négocié par les syndicats et les employeurs, qui fixe le rendement minimum à garantir à 1,75%. Si le ministre compétent avait accepté cette proposition de la BNB, le nouveau rendement légal minimum des pensions complémentaires aurait très rapidement été mis sous pression. Le ministre n’a heureusement pas suivi la BNB.

 

Vigilance dans la concertation

Suffisamment de dossiers à l’ordre du jour au Groupe des 10, au Conseil national du Travail et au Conseil central de l’Économie méritent toute notre attention.


À présent que le handicap en matière de coûts salariaux datant de 1996 est résorbé, les employeurs ne parlent plus, dans toutes les interviews, que du handicap « historique » d’avant 1996. Où s’arrêteront-ils ? Bientôt, ils feront la comparaison avec les coûts salariaux des pays asiatiques. La révision par le CCE de la loi de 1996 concernant la norme salariale est dès lors d’une importance capitale. Le pouvoir d’achat des travailleurs ne peut pas être affecté davantage. Notre économie a besoin d’une injection de pouvoir d’achat.


Les négociations portant sur les « métiers lourds » sont décisives dans le débat sur les fins de carrière. Avec le relèvement de l’âge de la pension (anticipée) et du RCC, la définition des métiers lourds doit offrir la possibilité aux travailleurs, qui ont suffisamment donné de leur personne durant leur carrière, de tout de même pouvoir arrêter de travailler plus tôt.
Les négociations se poursuivront également au printemps concernant l’organisation du travail et le statut des ouvriers et des employés. Pour l’organisation du travail, la réduction collective du temps de travail doit également être sur la table. Et pour la suite de l’harmonisation des statuts des ouvriers et des employés, ces derniers doivent enfin bénéficier du droit légitime à un pécule de vacances équivalent à celui des ouvriers.

 

Pour résumer : vigilance et réaction alerte  sont à l’ordre du jour de ce printemps.
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