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13/01/2010 15:13 Imprimer

Une nouvelle et meilleure année !

 
2010 vient à peine de commencer que nous sommes déjà confrontés à de mauvaises nouvelles sociales : des centaines d'emplois sur la sellette chez AB Inbev et HP. Les travailleurs d'Opel restent dans l'incertitude dans l'attente des décisions du management de GM. Les travailleurs de DHL continuent de lutter pour le maintien du quartier général européen à Bruxelles et la limitation du nombre de licenciements. La situation chez Bayer vous est expliquée dans les pages intérieures, tandis que bientôt débuteront aussi chez Janssen Pharma des négociations sur la réduction de personnel annoncée l'an passé. Il ne s'agit que de quelques exemples d'une très longue liste.

 

Les perspectives économiques ne sont pas bonnes : même avec une croissance économique annoncée de presque 1%, 2010 ne connaîtra pas d'augmentation de l'emploi, au contraire, le nombre de chômeurs comptera 100.000 unités de plus d'ici la fin de cette année. De nouvelles initiatives de soutien de l'emploi sont donc indispensables. Les politiques y prêteront-ils l'oreille ou se focalisent-ils d'ores et déjà sur les élections législatives de 2011 ? Nous appelons les gouvernements de ce pays à mettre tout en œuvre, chacun sur son terrain, pour s'atteler énergiquement à la crise et ne pas se laisser tenter par des jeux électoraux à la petite semaine, teintés de communautaire ou non. Les employeurs et les pouvoirs publics doivent investir dans des activités tournées vers l'avenir et créant les emplois nécessaires. Il convient à cet égard de chercher et libérer les moyens voulus. Il s'agit d'une tâche écrasante pour ceux qui ont les leviers économiques en main. Nous plaidons par ailleurs pour que les pouvoir publics pèsent davantage en la matière.

La prolongation et l'adaptation des mesures de crise comme soutien de l'emploi ne sont pas suffisantes et ne constituent pas, en outre, notre premier choix. Comme nous l'avons déjà écrit par le passé, ces mesures nous ont été imposées par le gouvernement, nous les tolérons parce qu'elles ne sont pas vraiment nuisibles à court terme et peuvent soulager ci et là pour faire face à des problèmes temporaires. Ce sera encore certainement le cas dans les prochains mois. Nous maintenons aussi que la mesure de suspension pour les employés (pour laquelle un supplément minimum est désormais imposé) n'est pas et ne peut être synonyme de démantèlement du statut d'employé.

 

Lors de la négociation sur la prolongation des mesures de crise, il est apparu à nouveau clairement que les employeurs ne veulent pas vraiment négocier à propos d'une harmonisation vers le haut du statut d'ouvrier vers celui des employés. À la revendication mise sur la table par la FGTB de relever les délais de préavis des ouvriers, les employeurs répondent qu'il convient dans le même temps d'abaisser ceux des employés. Voilà comment ils veulent aboutir à un statut unique pour tous les travailleurs. À leurs yeux, ce statut unique doit se situer quelque part à mi-chemin entre ce qui existe actuellement pour les ouvriers et pour les employés, surtout au niveau des délais de préavis. Ils invoquent même à cet égard le principe d'équité. Il va de soi que le SETCa ne se laissera pas jeter de la poudre aux yeux. Il est dommage que ce soit le cas, en revanche, pour d'autres.

Le SETCa reste favorable à une harmonisation des statuts à travers le relèvement du statut des ouvriers vers celui des employés. Ce doit être le cas pour toutes les composantes des statuts respectifs (délais de préavis, mais aussi période d'essai, jours de carence, salaire garanti, jours de congé, pécule de vacances, etc.). Une telle harmonisation devra se faire de manière échelonnée sur la base de règles claires à convenir. À cet égard, le maintien global du statut des employés restera la priorité pour le SETCa. Nos affiliés peuvent compter sur nous.