SETCa > News > Un accord interprofessionnel pour Noël ?

10/12/2008 12:07 Imprimer

Un accord interprofessionnel pour Noël ?

 
Au moment d’écrire ces lignes (le 09/12/2008), nous venons de recevoir la proposition du conciliateur Robert Tollet. Celui-ci a été désigné par le gouvernement, après l’échec des négociations interprofessionnelles, constaté le jeudi 4 décembre.

 

Les négociations entre employeurs et syndicats sur un accord interprofessionnel 2009-2010 n’ont pas été concrétisées dans un projet de texte ce jour-là, à cause des demandes exagérées des employeurs pour diminuer les charges salariales.

Ces diminutions de charges, au plan fiscal, demandées par les employeurs, étaient trop élevées.

Ceci ne pouvait pas être accepté par les syndicats, parce que ce sont finalement les contribuables qui devaient sortir cet argent de leurs poches et/ou les services publics, en diminuant l’emploi et les services rendus à la population.

Parallèlement, les employeurs ne voulaient pas aller plus loin que fixer une enveloppe de 250 € nets par an pour les négociations salariales dans les secteurs et les entreprises.

A côté des négociations sur un accord interprofessionnel, quelques autres dossiers devaient encore aussi être achevés. En ce qui concerne la facture énergétique des ménages, les choses n’étaient pas claires. Nous sommes donc toujours dans l’attente, à l’heure du bouclage de Syndicats, de décisions de la part du gouvernement, pour alléger les additions salées pour l’énergie.

Un autre dossier a bel et bien pu être conclu positivement : la liaison au bien-être des allocations sociales a effectivement été concrétisée dans les textes.

Notons aussi, et c’est important, que la demande des libéraux de diminuer, voire de supprimer les allocations de chômage dans le temps a échoué. Ces allocations de chômage seront augmentées durant les premiers mois, par le biais d’un accroissement tant du plafond de calcul que du pourcentage. Une même opération est prévue pour ceux qui seront en chômage temporaire, pour raisons économiques. Tout ceci représente très rapidement quelques centaines d’euros par mois, pour les travailleurs en question.

Nous sommes maintenant amenés à nous prononcer sur les propositions du conciliateur (qui entretemps – alors que nous écrivons cet éditorial - sont examinées par le gouvernement dans le cadre de son plan de relance économique). Celui-ci reprend en gros ce qui était sur la table au moment de la rupture des négociations entre employeurs et syndicats le 4 décembre. Il est un fait que les demandes de la part des employeurs pour diminuer les charges salariales, grâce à des diminutions fiscales, sont rencontrées dans cette proposition. Même si un financement alternatif partiel est prévu. Force est de constater qu’il reste quand même limité.

C’est maintenant à nos militants de se prononcer. Le SETCa prendra position lors d’un Comité fédéral, le 17 décembre.

Bien entendu, nos militants évalueront l’ensemble des dossiers : les mesures au chapitre énergétique, la liaison au bien-être des allocations sociales et les résultats au niveau des négociations interprofessionnelles. Et ceci, dans le contexte économique difficile que nous vivons.

En tout état de cause, s’il y a accord, le SETCa veillera à ce qu’il s’accompagne d’un encadrement sectoriel pour l’augmentation des avantages nets pour les employés. L’enveloppe ne peut être en tout état de cause pas être fermée. Autrement dit, nous ferons tout pour négocier librement, en tenant compte de la réalité des secteurs.

Myriam Delmée, Vice-présidente & Erwin De Deyn, Président