SETCa > News > UNI Jeunes : Une génération en action - 3

07/02/2011 13:32 Imprimer

UNI Jeunes

Une génération en action !

 

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?

LE moment-clé de ce congrès c’était quand ?

Julien : L’intervention du syndicaliste Billy Hayes (de CWU UK). Son espoir dans le pouvoir des nouvelles générations et sa vision très positive sur les futurs combats à mener sont de vrais moteurs pour les jeunes. La décision d’intégrer un syndicaliste turc en tant qu’observateur dans le comité directeur d’UNI Jeunes  a aussi été un moment important. C’est une marque de soutien fondamentale pour créer une lutte efficace.

Cindy : Pour ma part, le climax était l’intervention de Mariello Kohon. L’athmosphère qui régnait dans la salle en a été bouleversée. Elle a livré son témoignage en tant que syndicaliste en Colombie.  Etre délégué là-bas, c’est un métier à hauts risques.

Jennifer : C’est risquer de subir des pressions, des menaces allant même jusqu’à l’assassinat.

Cindy : Rien que sur 3 ans, il y a eu environ 140 personnes tuées : des gens actifs au niveau syndical mais aussi leurs familles.  La plus jeune victime était un bébé de 19 mois… Le fils d’un délégué syndical.

Jennifer : Ici, nous avons la chance de jouir d’une certaine protection mais il n’en est pas de même partout. Avant de mener un combat syndical à proprement parler, certains doivent déjà mener un combat personnel pour simplement avoir le droit d’être syndicaliste.

Jonathan : Je trouve cela admirable que ces gens qui risquent chaque jour leur vie continuent malgré tout leur combat pour les autres. Je leur tire mon chapeau ! Un autre moment fort a été l’issue du vote : quand le président sortant a « passé le flambeau » à la nouvelle Présidente.

 

Il y a encore beaucoup de travail syndical à effectuer pour améliorer la situation des jeunes travailleurs. Quels sont les défis à relever durant ces prochaines années ?

Jennifer : Je pense qu’il est nécessaire d’intervenir au niveau du transfert de personnel d’un pays à l’autre. Certains abusent du système pour faire toujours plus de profit. Un renforcement des conseils d’entreprise Européens, une meilleure communication entre les délégations syndicales des pays concernés sont nécessaires afin d’éviter les abus.

Jonathan : Il y a beaucoup de jeunes qui ne s’intéressent pas au syndicat et qui méconnaissent leurs droits. Ils sont motivés, veulent donner le meilleur d’eux-mêmes et certains employeurs en profitent malheureusement. Il faut continuer à conscientiser les jeunes, les informer sur leurs droits. Il faut aussi agir sur l’image du syndicat, qui est parfois perçu négativement.

Julien : Je crois qu’il ne faut pas s’endormir et continuer à se battre pour une société meilleure et plus équitable. Chaque recul, chaque tentative de trancher dans les droits des travailleurs sont des pratiques inacceptables. Le projet d’AIP est un exemple concret.

Cindy : Lors du congrès, un intervenant a énoncé une phrase qui correspond tout à fait à ce que tu dis : « Nous ne sommes pas une génération perdue mais une génération oubliée ». Ensemble, nous pouvons faire de grandes choses. Nous voulons une Europe plus sociale et pour tous. L’union fait la force.  A nous maintenant, jeunes syndicalistes, de le démontrer !