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13/09/2016 11:14 Imprimer

Rentrée syndicale et sociale : plus d’un combat à mener !

 

Ce 9 septembre, le collège des permanents du SETCa a fait le point sur les dossiers politico-syndicaux de la rentrée. L’occasion pour les  150 secrétaires SETCa présents de se préparer à cet automne social.

 

Soutien aux travailleurs menacés par une fermeture ou une restructuration

La réunion a été ouverte par un témoignage de solidarité et de soutien aux travailleurs qui se battront dans les jours et les semaines à venir contre une fermeture ou une restructuration annoncée. La fermeture de Caterpillar (voir article ci-contre) et le licenciement collectif chez AXA (voir interview de nos secrétaires fédéraux ci-contre) sont naturellement les cas les plus évidents, mais n’oublions pas non plus les nombreuses autres centaines de travailleurs dans des entreprises moins grandes, qui connaissent actuellement la même insécurité.


Et ce ne sont pas les mesures envisagées par le gouvernement pour flexibiliser encore davantage le marché du travail qui vont aider à améliorer cette situation. Au contraire ! Caterpillar en est l’exemple même… Après avoir concédé à faire de nombreux sacrifices lors de la précédente restructuration afin d’assurer la pérennité de l’entreprise, ceux-ci ont aujourd’hui le sentiment d’avoir été dupés. Au bout du compte, seul le dividende compte et ce sont les travailleurs qui en pâtissent.
Le SETCa appelle ses militants à participer en masse à la manifestation de soutien aux travailleurs de Charleroi, le vendredi 16 septembre.

 

Le contexte socio-économique n’est pas rose, au contraire

Bien que ce gouvernement tente de donner l’impression que tout va pour le mieux sur le plan socio-économique, les décisions des multinationales susmentionnées prouvent à elles seules le contraire. Le Gouvernement jongle aussi passablement avec les chiffres en matière d’emploi et de chômage. La lecture que nous en faisons démontre que la situation n’est pas bonne du tout. Le taux d’emploi en Belgique figure, avec 66,9%, parmi les plus bas d’Europe (la moyenne étant de 69,1%) et a baissé de 0,5% l’an passé, tandis que la moyenne européenne a augmenté d’1%. La croissance économique fait partie des plus faibles de la zone euro. Le chômage diminue bien légèrement, mais les pays de la zone euro connaissent une baisse plus importante. La baisse du chômage peut également être mise sur le compte de suspensions et d’exclusions et est donc en grande partie statistique. Que les choses soient claires, ce gouvernement ne fait pas du bon travail.

 

Budget : le gouvernement fera-t-il à nouveau les mauvais choix ici aussi ?

Les paragraphes qui précèdent démontrent clairement que notre économie n’a pas besoin de plus d’austérité. Au contraire, davantage d’investissements importants sont nécessaires, aussi pour les autorités, à savoir dans les transports publics, l’infrastructure, l’énergie verte, etc. Ces investissements peuvent et doivent booster l’économie et donc, l’emploi. Tout le monde en est convaincu, et même la Commission européenne est tout doucement en train de rectifier le tir. Finissons-en définitivement avec la propension aveugle à l’austérité, contreproductive pour l’économie, l’emploi et le bien-être social. Il convient à cet effet de financer les réformes fiscales en taxant le(s) (revenus du) capital. Sur ce point non plus, nous ne sommes pas les seuls à plaider pour cette solution.

 

Concertation sociale autonome

Au G10 (où se concertent les représentants nationaux des syndicats et des organisations patronales), les projets de textes du ministre Peeters sont actuellement sur la table. Le projet de flexibilité tout comme le texte réformant la loi sur la norme salariale de 1996 doivent être adaptés, de sorte que les interlocuteurs sociaux puissent se concerter de manière autonome dans les secteurs et les entreprises sur les conditions de travail et de rémunération des travailleurs. Tel est l’enjeu de la concertation au G10 actuellement en cours.

 

Plan d’action : prêts au combat

Tous ces dossiers sont au centre du plan d’action des jours et des semaines à venir : soutien aux travailleurs vivant dans l’incertitude, investissement dans notre avenir, fin des économies dans la sécurité sociale et les services publics et préservation de notre concertation sociale dans l’intérêt des travailleurs. Les dates à retenir : le 16 septembre à Charleroi, le 29 septembre pour la manifestation nationale en front commun syndical et les actions du 7 octobre. Par la suite, nous poursuivrons encore notre résistance si le Gouvernement, soutenu par les employeurs, n’adapte pas sa politique.

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