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08/02/2010 19:51 Imprimer

Progrès social!

(suite)

 

  • Beaucoup d’autres pays européens connaissent l’obligation de réintégration en cas de licenciement injustifié, auquel cas l’employeur doit reprendre le travailleur en service. En Belgique, ce n’est le cas que pour les travailleurs protégés (et encore, uniquement sur papier).

 

  • En ce qui concerne les critères d’application en cas de licenciement collectif, la Belgique se situe dans la moyenne européenne. Au demeurant, nous ne pouvons arracher un plan social que par la voie syndicale car il n’y a pas d’obligation légale à ce propos. Comme c’est bel et bien le cas dans beaucoup d’autres pays européens.

 

  • Les différences de statuts pour les ouvriers et les employés sont toujours régulées par la loi dans de nombreux pays européens. Dans d’autres, par voie de conventions collectives.

Enfin, on fait volontiers référence à deux pays européens qui auraient éliminé les différences entre les deux statuts au cours des dernières années.

C’est le cas au Luxembourg.  Le statut unique, d’application depuis début 2009, regroupe tout le monde sous l’ancien statut employé…

En Autriche, ce n’est absolument pas le cas. Aujourd’hui, une partie du préavis (tant dans le cas des ouvriers que des employés) peut être converti en pension extra-légale par le biais d’un système d’épargne. Pour le reste, les différents statuts sont maintenus.

Nous maintenons qu’un statut unique ne serait pas une bonne chose pour les employés de notre pays. Ils ne peuvent que régresser. Nous continuons aussi de nous inscrire dans la stratégie de la FGTB : l’harmonisation vers le haut avec, en première instance, un relèvement des délais de préavis des ouvriers à 3 mois par 5 années d’ancienneté. Ce qui ne signifie pas qu’il ne soit pas possible d’établir un cadre global pour l’ensemble des autres composantes des statuts. Un gommage phasé des différences, oui, mais avec un progrès social pour tous !