SETCa > News > Pourquoi il faut un accord sectoriel dans la CPNAE

28/06/2011 16:56 Imprimer

CPNAE (CP 218)

Pourquoi il faut un accord sectoriel dans la CPNAE

Plus encore que dans d’autres secteurs, un accord sectoriel est nécessaire dans la CPNAE.

 

La Commission Paritaire Nationale Auxiliaire pour Employés occupe 400.000 employés dans 55.000 entreprises. Parmi ces employés, plus de 200.000 sont occupés dans des entreprises de moins de 50 travailleurs, donc sans la moindre représentation syndicale. Même dans de très nombreuses entreprises au-dessus du seuil de 50 travailleurs, il n’y a pas partout des élections sociales ou il n’existe pas de délégation syndicale. Une grande majorité des 400.000 employés (nous estimons que 75% d’entre eux n’ont pas de délégation syndicale) doit donc compter sur un accord sectoriel pour avoir accès à une protection et à des droits sociaux élémentaires. L’autre partie, une minorité des employés, peut peut-être compter sur les négociations d’entreprise, mais il n’est pas possible de tout régler sur le plan de l’entreprise. Les formations pour employés sont financées à partir du secteur, il en va de même des primes pour le crédit-temps 4/5e à partir de 55 ans. Sans accord sectoriel, tout cela tombe à l’eau. Et les rapports de force ne sont pas dans toutes les entreprises de nature à pouvoir obtenir plus que ce qui peut être réglé sur le plan sectoriel.

 

Le SETCa approuve la proposition d’accord

Les arguments précités sont, en soi, déjà importants pour chercher à obtenir un accord sectoriel. Mais il y a plus. Le SETCa a aussi approuvé la proposition d’accord faite par le président de la CP 218 pour les raisons suivantes:

  • Tous les salaires doivent certainement augmenter de 0,3% à partir du 1/1/2012. Cette augmentation vient s’ajouter aux indexations des 1/1/2011 (2,49%) et 1/1/2012 (sur la base des prévisions actuelles, plus de 3%) et aux augmentions barémiques des années 2011 et 2012. Ce que ces 0,3% représentent en coût salarial peut être négocié dans les entreprises avec la délégation syndicale. La créativité peut ici payer!

 

  • Les employés se rendant au travail en train pourront le faire gratuitement à partir du 1/7/2012. En effet, le remboursement des frais de transport est porté de 75 à 80% et les pouvoir publics mettent les 20% restants par le biais du système du tiers payant. Remboursement à 100% donc.

 

Quelques exemples:

  1. Pour une distance de 20 km, l’intervention patronale mensuelle passe de 40 à 53 EUR, soit 13 EUR de plus par mois
  2. Pour une distance de 40 km, l’intervention patronale mensuelle passe de 70 à 93 EUR, soit 23 EUR de plus par mois
  3. Pour une distance de 80 km, l’intervention patronale mensuelle passe de 108 à 144 EUR, soit 36 EUR de plus par mois

 

  • Les éco-chèques de 250 EUR par an sont reconduits, sauf s’ils avaient été ou sont convertis en un autre avantage équivalent. Cette année, ils doivent par ailleurs être octroyés en juin.

 

  • Les modalités de calcul pour la prime de fin d’année sont améliorées.

 

  • Formation: le droit à 4 jours de formation sur 2 ans est maintenu. Les employés qui, indépendamment de la formation d’entreprise, s’inscrivent eux-mêmes à d’autres cours reçoivent un montant de 100 EUR (375 EUR pour groupes cibles spécifiques) pour payer les (une partie des) frais d’inscription à l’école.

 

  • Les systèmes de prépension à 58 ans et 56 ans avec 20 ans de travail de nuit sont maintenus.

 

  • Les employés qui prennent un crédit-temps 4/5e à partir de 55 ans recevront aussi à l’avenir, en plus de l’allocation de l’ONEm, une prime (actuellement 65 EUR) du fonds social.

 

Suffisamment de raisons pour approuver cette proposition d’accord et ne pas laisser tomber des centaines de milliers d’employés en n’ayant pas d’accord sectoriel. La solidarité est et reste importante pour les représentants du SETCa!