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01/07/2016 16:20 Imprimer

Pause estivale avant une rentrée très chaude ?

 

Même si ces derniers temps la météo semble parfois nous dire le contraire, l’été est à nos portes. Sur le plan politique et social, le rythme va ralentir dans les prochaines semaines. Le moment sera venu pour tout le monde de prendre un repos bien mérité et de recharger ses batteries avant un automne qui s’annonce chargé sur le plan syndical. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ces derniers mois ont été intenses. Petit retour en arrière sur ce premier semestre 2016.


Une année d’élections sociales.

On ne peut pas parler de ce début 2016 sans passer à côté des élections sociales... Tous les collaborateurs du SETCa au niveau fédéral et dans les sections mais aussi les militants se sont activement impliqués pour mener à bien ce processus démocratique qui se répète tous les 4 ans. Les travailleurs ont ainsi choisi les représentants syndicaux avec lesquels ils dessineront leur avenir au sein de leur entreprise. Nous pouvons être satisfaits des résultats obtenus. Le SETCa maintient sa position avec environ 30% de mandats dans le collège employé, tant pour le conseil d’entreprise que pour le comité pour la prévention et la protection au travail. Le SETCa réalise un meilleur score en voix (33%) mais ce pourcentage ne se traduit pas toujours en mandats. Il faut également souligner que nous continuons d’effectuer une belle progression dans le secteur du Non Marchand. Petite ombre au tableau : notre score concernant la représentation des cadres, en légère baisse. Il s’agit là d’une catégorie de travailleurs pour laquelle nous devons renforcer nos efforts lors des prochaines élections sociales.


Emplois sous pression

Jet Airways, H&M (centre logistique), Tech Mahindra, Amcor, Optima, Makro, Delhaize/Ahold, etc. : ces derniers mois ont également été marqués par plusieurs restructurations, réorganisations ou décisions difficiles dans de nombreux secteurs. Les raisons invoquées par les employeurs sont désormais un refrain trop connu : perte de productivité, concurrence exacerbée, objectifs non-atteints, changements d’habitudes du consommateur, modernisation, etc. A chaque fois, le SETCa était bien évidemment présent pour se battre aux côtés des travailleurs. Préserver l’emploi et leurs intérêts est notre priorité.

 
Loi Peeters : insoutenable !

Sur le plan politique, les attaques à l’encontre des travailleurs ont été nombreuses et répétées. Après le saut d’index l’an passé et l’entrée en vigueur début de cette année de toute une série de mesures très dures (durcissement des mesures de fin de carrière et des conditions d’accès au RCC, relèvement de l’âge de la pension anticipée, etc.), les citoyens ‘lambda’ sont à nouveau la cible du gouvernement, avec une série de propositions de loi plutôt difficiles à avaler. Le  Ministre de l’Emploi, Kris Peeters, a ainsi lancé son projet de nouvelle organisation du travail, qui prévoit par exemple la suppression des 38h/sem et l’annualisation de la durée de travail, l’introduction du contrat de travail intérimaire à durée indéterminée, l’élargissement du travail de nuit, l’assouplissement de la règlementation sur le travail à temps partiel (avec des horaires connus 24h à l’avance, le flou sur les heures de travail dans le règlement de travail, pas de sursalaire pour les heures complémentaires).  Ces mesures injustes visent à flexibiliser plus encore le marché du travail, instrumentalisent le travailleur et ne profitent qu’aux employeurs. 

 
Qualité de travail, qualité de vie

Ces derniers mois, le SETCa a mené plusieurs actions et lancé une campagne de sensibilisation concernant lesmesures envisagées pour les travailleurs à temps partiel. Bon nombre d’entre eux (bien souvent des femmes) se trouvent déjà dans une situation précaire… qui ne pourrait que s’aggraver avec ce qui est sur la table. 

 
Aux côtés de la FGTB, c’est toute la politique de ce gouvernement que nous avons dénoncé à travers la mise en œuvre de notre plan d’action. La manifestation du 24 mai dernier en était le coup d’envoi. Ce 24 juin, diverses actions de grève se sont tenues un peu partout dans le pays afin de maintenir la pression. Les efforts se poursuivront dès la rentrée, avec une manifestation en front commun annoncée le 29 septembre, suivie d’une grève nationale également en front commun annoncée le 7 octobre. 


Nous sommes convaincus que d’autres alternatives sont possibles. Les citoyens paient depuis trop longtemps le prix fort, tandis que les employeurs se frottent les mains et que les nantis et les grosses fortunes s’en sortent à bon compte.
L’avenir doit passer par une concertation sociale de qualité, où la justice, la solidarité et le bien-être des citoyens de base de ce pays (les travailleurs, les chercheurs d’emploi, les malades, les personnes âgées) sont au cœur des préoccupations.

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