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07/09/2009 12:41 Imprimer

Pas de démantèlement social ! (partie 2)

 

Budget : où ira-t-on chercher l’argent ?

Plus de 20 milliards de déficit budgétaire à prévoir. Il n’y a cependant guère de remèdes miracles. Les uns veulent couper dans les dépenses de la sécurité sociale (sont visés, en l’occurrence, les soins de santé) et dans les services publics, d’autres cherchent un salut dans une augmentation des recettes. Qu’il soit clair que nous sommes favorables à cette dernière piste. Les allocations sociales dans notre pays ne sont pas (trop) élevées par rapport aux pays voisins. Au demeurant - et assurément pendant les périodes de difficultés économiques - des allocations sociales suffisamment élevées constituent un soutien à l’économie. C’est aussi (heureusement) la raison pour laquelle les répercussions de la crise sont moins lourdes chez nous que dans d’autres pays européens. Grâce à notre bonne sécurité sociale. Il est donc hors de question d’y porter atteinte.

Une augmentation des recettes (indispensables) de l’Etat n’implique cependant pas que chacun doive être imposé de la même manière. Il est temps que l’on s’attaque enfin sérieusement à la fraude fiscale. On estime qu’il serait possible de trouver ainsi 30 milliards. Qu’on le fasse donc. Les Etats-Unis récupèrent des dizaines de milliards en levant le secret bancaire, y compris des comptes en Suisse. Par ailleurs, il est possible et il convient également de s’attaquer aux grosses fortunes.

Nous sommes plus que sceptiques à propos des ballons d’essai lancés ces dernières semaines, qui pourraient et ne manqueront pas de toucher aussi le simple travailleur. Nous voulons nous préserver d’un débat sur « plus d’impôts » qui aurait finalement pour conséquence de voir les travailleurs payer plus, alors que les fraudeurs et les grosses fortunes resteraient hors de portée. Les travailleurs - ouvriers, employés et fonctionnaires – ont déjà payé la crise. Ils ne doivent donc pas la payer une seconde fois.

 

Et le grand débat sur les pensions ?

La conférence annoncée sur les pensions devrait se clôturer en automne en tirant les conclusions politiques appropriées des travaux des derniers mois. Ce n’est pas enfoncer une porte ouverte que de rappeler ici que les pensions légales belges sont parmi les plus basses d’Europe. Il convient donc de s’atteler d’urgence à leur revalorisation. Le premier pilier des pensions mérite la priorité et un financement supplémentaire s’impose en l’occurrence pour relever les défis du vieillissement. La pension extralégale doit être rendue accessible à tous les travailleurs, mais elle ne peut pas compromettre le renforcement de la pension légale. Enfin, nous plaidons en faveur de progrès dans le sens de la véritable individualisation des droits de pension accordant, dans le cadre de ce débat, une place importante à l’assimilation des périodes non travaillées.

Les prochains mois s’annoncent donc chargés et importants. Avec vous, nous sommes prêts à les aborder.

 

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Myriam Delmée, Vice-présidente & Erwin De Deyn, Président