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25/04/2012 13:11 Imprimer

Pas de croissance

sans pouvoir d’achat !

 

 

Le SETCa place votre pouvoir d’achat au centre de sa campagne. Et ce n’est pas un hasard ! Certains politiques, groupes de pression, eurocrates, investisseurs… ne laissent filer aucune occasion pour plaider en faveur de la modération salariale. Un exemple inquiétant ? Le CEO d'Adecco voudrait carrément la suppression du double pécule de vacances et de la prime de fin d'année !
 
Certains n’hésitent pas à utiliser les derniers chiffres d'Eurostat pour mettre la pression sur les salaires belges. Mais c’est oublier un peu trop vite que ces statistiques ne tiennent pas compte des milliards de subsides salariaux qui atterrissent, de bien des manières, dans la poche des employeurs. A l'étranger, cela existe à peine. De plus, la productivité élevée des travailleurs belges n’est pas prise en compte dans cette comparaison. Pour le SETCa, les choses sont claires : le maintien et le renforcement du pouvoir d’achat sont un droit évident, dont profitent de surcroît toute l’économie, tous les travailleurs, les consommateurs et les entreprises.

 

Faire des économies aveugles : dangereux et erroné !

Le débat en cours en Belgique reflète une discussion qui fait rage dans l’Europe entière. Point central de cette discussion : comment pouvons-nous sortir de la crise économique ?

Pour le SETCa, c’est clair : faire maintenant des économies aveugles – tant sur votre pouvoir d’achat que dans les dépenses publiques – fera sombrer encore davantage l’économie. Nous ne sommes pas les seuls à l’affirmer, d’éminents économistes (De Grauwe, Stiglitz, Krugman) disent régulièrement la même chose.

 

Pouvoirs publics : stabilité en temps de crise

Notre raisonnement est limpide : en période de crise, consommateurs et entreprises font attention à leurs dépenses. Qui dit moins d’achats, dit moins de production et moins de travail. Conséquence : chômage, dépenses en hausse et recettes en baisse pour les pouvoirs publics. Aussi et surtout dans la conjoncture actuelle, il est important de pouvoir compter sur des pouvoirs publics qui continuent à soutenir l’économie.

Chez nos voisins du Nord, le gouvernement minoritaire de droite a taillé dans les dépenses socio-culturelles. Résultat de l’opération : l’économie a continué à régresser. Les situations inhumaines en Espagne, en Grèce et au Portugal doivent être pour nous un avertissement clair : les économies aveugles ne mènent qu’à plus de misère.

La Belgique ne doit dès lors pas se laisser enfermer dans une logique cherchant « à tout prix » un budget en équilibre. Un budget peut également être équilibré par le biais de recettes supplémentaires, à trouver chez ceux qui peuvent se permettre de contribuer davantage, c.-à-d. ceux qui ont les épaules les plus solides. La FGTB plaide depuis longtemps pour une «Cotisation Sociale généralisée», perçue sur toutes les formes de revenus, et pas seulement sur les revenus du travail. Les recettes générées par celle-ci pourraient être utilisées pour équilibrer le budget.

 

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