SETCa > News > Nous n’allons pas payer une fois de plus la crise - 2

26/10/2011 15:27 Imprimer

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Et pourtant, alors qu'il faut trouver de l'argent pour le gouvernement, les regards se tournent  une fois de plus vers les travailleurs et les allocataires sociaux. Un air trop souvent entendu ces dernières années ! Les recettes prônées par le futur gouvernement : il faudra travailler plus longtemps, vous coûtezde trop, l’indexation automatique doit passer à la trappe et les dépenses de maladie sont 'trop élevées'. Un système de chômage plus « responsabilisant » est nécessaire , « Un chômeur  ne cherche pas, il profite » : voilà un refrain trop souvent entendu. Si l’on n’y prend garde, le travailleur va devoir passer une deuxième, voire troisième fois à la caisse pour une crise dont il n’est absolument pas responsable. Que dire encore de la généralisation du chômage économique pour les employés, là aussi les travailleurs ont déjà payé pour espérer garder leur emploi !

Et en contrepartie? Une proposition d'impôt temporaire sur la fortune de 0,5% pour les super riches rencontre de sérieuses résistances. Même réaction face à une proposition de cotisation sur l'argent gagné par l'achat et la vente d'actions. Electrabel, actuellement aux mains des Français et qui paie pour l'heure 4,33% d'impôts sur ses bénéfices, menace de stopper tous ses investissements, oserait-on dire de « couper le courant », en cas de prélèvement d’une rente nucléaire spéciale.

Dès lors, quoi de plus normal que de dire'non' aussi à toutes les mesures d'économies en préparation. Ce n'est pas au travailleur d’encore payer une fois la crise. Ce n'est pas en vidant nosporte-monnaies que notre économie tournera mieux… Partout en Europe, les gens descendent dans la rue pour protester contre ces mesures. Chez nous aussi. Des alternatives sociales et socialistes, existent. Nous les portons . Elles sont crédibles et légitimes, elles s’inscrivent dans la création d’emplois durables, dans une sécurité sociale plus forte qui préserve un niveau de vie suffisant en cas d’accident de la vie. Les aides à l’emploi doivent exister pour les entreprises qui créent de l’emploi ou qui le préservent et non pour les entreprises qui viennent chercher les effets d’aubaines , vident les caisses de l’état et quittent la Belgique.

Le formateur nous indique vouloir créer 250 000 emplois…Créons-les plutôt que de faire la chasse aux chômeurs !

Quand on parle de trouver 10 milliards pour 2012, la suppression des intérêts notionnels rapporterait à elle seule 5 milliards…Cherchez l’erreur.

Les travailleurs et allocataires sociaux sont les moteurs de l’économie, les rendre plus précarisés et plus pauvres ne relancera pas l’économie.

 

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