Non-Marchand
Accords fédéraux, le moment est venu
Le 19 septembre dernier, un accord sectoriel a été conclu pour les travailleurs du secteur Non Marchand en Communauté française. L’accord sectoriel en région Flamande a également été approuvé récemment. Pour les secteurs Non Marchand fédéraux, les négociations débutent maintenant… Nos revendications sont connues : nous souhaitons aboutir à la conclusion d’un accord qui intègre nos priorités pour l’avenir.
Deux maîtres-mots : pouvoir d’achat et emploi
La classification de fonction utilisée jusqu’à présent était obsolète. Un important travail de modernisation a donc été effectué et est en phase de finalisation. Via cette nouvelle description des métiers, nous revendiquons une amélioration des barèmes pour tous, une revalorisation en début de carrière, une progression constante de la rémunération et une reconnaissance de l’ancienneté. A cela s’ajoute la mise en place d’un treizième mois et d’un revenu de pension plus sécurisant.
Vous le savez, les métiers liés au secteur de la santé sont souvent pénibles et les conditions de travail sont difficiles. Pour pallier à cela, il faut plus de moyens, plus d’emplois sur le terrain, plus de normes et plus de stabilité dans les statuts et les contrats. Le deuxième axe essentiel de ces revendications reste donc l’emploi.
La pression de travail et la flexibilité imposée permettent difficilement de concilier vie familiale et vie professionnelle. Diminution du temps de carrière, amélioration des règles en matière de congés, crédit temps font donc partie de nos exigences. La formation et l’accompagnement des salariés, déterminants dans l’évolution de carrière, doivent aussi constituer des priorités pour demain.
D’une part, le vieillissement important de la population et le besoin des parents d’avoir à disposition des structures d’accueil pour leurs enfants ont mis en évidence des besoins sociaux indispensables. D’autre part, on constate un intérêt croissant de certains investisseurs pour ces structures sociales. Pour nous, il est clair que les moyens publics (d’autant plus qu’ils sont rares) doivent être exclusivement consacrés à l’objet social. Il faut également faire en sorte d’éliminer toute forme de commercialisation à ce niveau. Il appartient à la sphère politique de lever toute ambiguïté à ce sujet et nous l’appelons à le faire !