Négociations sectorielles droit devant !

Mercredi 13 mai, près de 200 militants du Non-marchand se sont réunis à Bruxelles. Programme de la matinée : une réflexion sur la commercialisation du secteur, le volontariat et la valorisation de compétences. Au terme de la réunion, André Langenus et Christian Masai, secrétaires fédéraux du SETCa-BBTK, ont remis en main propre à Mme Onkelinx, Ministre fédérale de la Santé ainsi qu’à la représentante de Joëlle Milquet, Ministre de l’Emploi, le cahier de revendications des secteurs fédéraux de la santé qui sera négocié en 2010.
Le 13 mai, à l’occasion du Comité professionnel élargi du Non-marchand, il règnait à la Bibliothèque Royale à Bruxelles une ambiance studieuse. En présence de la vice-présidente et du président du SETCa, Myriam Delmée et Erwin De Deyn, les délégués ont entamé la journée par une discussion sur trois thématiques, bien connues des travailleurs du Non-marchand : la marchandisation, le volontariat et la valorisation de compétences. Ces thématiques, développées lors du dernier congrès du Non-marchand en 2006, ont été approfondies par les militants.
À la tribune se sont relayés infirmières, éducateurs, aides-familiales, accueillantes d’enfants,… pour faire part des répercussions de la commercialisation. C’est que, de plus en plus, la logique de la rentabilité dicte les politiques sociales, menant à des dérives inquiétantes. Le manque de moyens publics déteriore les conditions de travail et freine le volume de l’emploi. Le recours abusif au volontariat et aux stagiaires non rémunérés est désormais fréquent. Pour le SETCa, le développement du volontariat doit être encadré. Il ne peut se faire au détriment d’emplois rémunérés, de la nécessaire professionnalisation des métiers du non-marchand et de la qualité des services rendus à la population.
Quant au dernier thème abordé, la validation des compétences acquises ailleurs, il ressortait des interventions des militants plusieurs points importants. Les professions dans le Non-marchand sont étroitement liées à des diplômes, fixés par les dispositions légales ou la réglementation. Cela constitue, certes, une indispensable garantie de qualité. Mais dans certains cas, les travailleurs n'ont pas toujours eu la possibilité d'accéder à un diplôme par le biais de la formation. Ils acquièrent par ailleurs au fil des années des connaissances et une expérience qui augmentent leur qualification. Une plus-value qui se doit d’être reconnue à sa juste valeur. La Communauté flamande a déjà commencé à élaborer une règlementation pour une cinquantaine de professions. Par contre la Communauté française est beaucoup moins avancée. Les militants ont promis de se pencher à nouveau sur le sujet et de suivre de près l’évolution de la législation européenne en la matière.