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23/10/2009 17:04 Imprimer

Need more hands ? Y compris le dimanche ?

Photo: de gauche à droite: Jacqueline Vanderveken, Michael Van Coillie, Crist’l Chovau, Ria Obijn et Jan Schotel
Notre action annuelle dans les centres d’appel vient de s’achever. Cette année, le slogan retenu était « Need more hands ? » Le message est clair : les travailleurs des centres d’appel devraient disposer quelquefois de quatre paires de bras ou de mains au lieu d’une seule au vu des exigences posées par les employeurs.

 

Flexibilité, heures difficiles, travail le dimanche… dans tout le pays, le SETCa a mené l’action pour montrer au personnel qu’il peut compter sur nous : à Bruxelles, Liège, Charleroi, Ostende, Anvers, Gand, Hasselt, Malines, Mons…

A Anvers, chez SNT (lire également le témoignage d’un délégué SNT) ce mois d’action a coïncidé avec un conflit social. Voilà un cas typique de la manière dont on traite le personnel dans le secteur. Patricia Van Goel, secrétaire régionale du SETCa d’Anvers explique :

Les conditions de travail chez SNT sont déjà des plus déplorables. La moitié des travailleurs sont des intérimaires et bon nombre d’employés dépendent réellement de leur emploi pour garder financièrement la tête hors de l’eau. C’est ainsi que la direction est parvenue à s’attacher les services d’une petite minorité du personnel qui accepte tout : le travail le dimanche sans le moindre sursalaire, des journées de 10 heures de travail, des semaines de travail de douze jours...

Je suppose qu’il s’agit de petites journées dans ce cas ?

Vous pouvez l’oublier… Il s’agit de journées d’au moins 8 heures !

Il y a actuellement des problèmes sociaux chez SNT. Quelle en est précisément l’origine ?

Un noyau dur de travailleurs preste plus de 15 dimanches par an, ce qui est le maximum dans l’entreprise. Comme syndicat, nous avons proposé d’étendre ce nombre, mais uniquement s’isl font l’objet d’une indemnisation suffisante. D’après l’employeur, c’était soi-disant « crucial pour l’avenir de l’entreprise ». Subitement, il est apparu que l’employeur voulait introduire aussi la semaine de 6 jours. Crucial aussi, sans doute ! Soyons clairs : comme syndicat, nous ne placerons pas notre signature sous un tel accord.

Et à présent ?

Nous continuons de nous battre. Les conditions de travail dans certains centres d’appel démontrent que la lutte syndicale n’est jamais terminée. En tout cas, après le mois d’action qui s’achève, « chapeau » aux militants du SETCa. Dans de telles entreprises, il faut vraiment du courage pour défendre les droits des collègues.