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01/06/2017 14:40 Imprimer

Non Marchand

Le secteur Non Marchand réclame de sérieux engagements de la part du gouvernement Michel

 
Ce jeudi 1er juin, le secteur Non Marchand a tenu (à nouveau) une action à l’encontre du gouvernement Michel. Depuis trop longtemps, nous réclamons la conclusion d’un nouvel accord social pour les 150.000 travailleurs occupés dans les secteurs fédéraux du Non Marchand. Jusqu’à présent, le gouvernement n’a pris aucun engagement sérieux dans cette voie.

 

Le gouvernement n’a rien fait, à part renvoyer les organisations syndicales vers des groupes de travail techniques afin de ‘discuter’. Mais tout cela, en refusant d’engager sérieusement les moyens financiers nécessaires. Pour rappel : Dans les secteurs du non marchand, les accords sociaux sont négociés de manière pluriannuelle. Syndicats, employeurs et gouvernements prennent dans ce cadre des dispositions en matière de conditions de travail et de rémunération. Ces dernières années, les mesures d’austérité à répétition ont empêché la conclusion de tout accord social. Une situation intenable pour les centaines de milliers de travailleurs qui, depuis plusieurs années, réclament une amélioration de leurs conditions de travail. Eux aussi ont droit à leur part de progrès social : plus d’emplois et de pouvoir d’achat, pour assurer un emploi et une vie de qualité !

C’est ce que les militants du secteur ont rappelé haut et fort lors d’une action à Bruxelles ce 1er juin. Les responsables syndicaux ont rencontré en matinée le Premier Ministre ainsi que les Ministres de l’Emploi et de la Santé. Une rencontre décevante : les responsables politiques n’ont accepté de faire aucun pas en avant hormis une déclaration de leur ‘bonne volonté’.

D’après les ministres, les seuls moyens qui pourraient être mis sur la table pour le secteur sont une enveloppe de 15 millions d’euros… A partager entre le secteur privé et public. Si l’on répartit ce montant au prorata des 150.000 effectifs temps plein occupés dans le secteur, cela reviendrait à 3 ou 4€ par mois. Un montant dérisoire, à la limite d’être injurieux pour les travailleurs du secteur, qui connaissent des salaires parmi les plus bas et qui réclament depuis des années une augmentation de leur pouvoir d’achat. 

La seule petite ouverture qui pourrait se dessiner (mais là encore rien n’est moins sûr) est la nouvelle échéance de l’exercice budgétaire qui se tiendra en juillet. Elle pourrait éventuellement ouvrir la voie à des perspectives budgétaires pluriannuelles pour 2018-2019. Peut-être. Si nos responsables politiques décident de concrétiser vraiment leur ‘bonne volonté’ en actes et d’octroyer les moyens suffisants pour un accord social de qualité.

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