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24/06/2009 13:22 Imprimer

Mesures temporaires de crise pour les employés: en vigueur dès le 1er juillet

 

Alors que l’on attend la formation des nouveaux gouvernements régionaux, la crise économique continue d’exiger sa rançon. Il pleut des restructurations et des licenciements collectifs. Nous entendons dès lors rappeler ici que la priorité absolue pour nous doit aller aux dossiers socio-économiques sur les plans régional, national, européen et mondial. Telle doit être dès lors aussi la mission des nouveaux gouvernements régionaux à constituer.

 

Il serait inacceptable de s’attaquer aux problèmes économiques sans égards pour le social. Si l’on peut en croire les gourous économiques de l’OCDE, les acquis sociaux devraient passer à la trappe. Ils continuent de marteler qu’il faut mettre fin à l’indexation automatique des salaires dans notre pays, relever l’âge légal de la pension, réduire l’impôt des sociétés, relever la TVA... et, dans ce dernier cas, ce sont évidemment les marchandises à faible taux de TVA comme l’alimentation, etc. qui sont en ligne de mire.

Selon « le petit livre de l’OCDE », l’approche économique de la crise consisterait donc essentiellement à démanteler le social et à accorder inconditionnellement de nouveaux avantages aux employeurs. Certains responsables politiques belges se laissent facilement inspirer par ce type de discours. Nous nous y opposerons. Comme nous n’accepterons pas non plus que l’on s’attaque au déficit du budget de l’Etat par l’adoption de mesures d’économie rigoureuses comme certains se plaisent déjà à l’annoncer ci et là. Nous estimons plus que jamais que les épaules les plus larges doivent porter les charges les plus lourdes. En d’autres mots, que l’on ne pourra pas éviter une augmentation des recettes fiscales à partir des hauts revenus et des grandes fortunes. Ces recettes fiscales devront servir notamment au financement du développement durable de manière à créer les nouveaux emplois indispensables.   

Dans l’attente de l’application des nouvelles mesures temporaires anti-crise, employeurs et syndicats font état çà et là de créativité pour faire face à la chute temporaire de l’activité à travers une redistribution du travail. Les nouvelles mesures anti-crise qui entrent en vigueur le 1er juillet, offrent cependant davantage de sécurité juridique aux employés. Ici encore, nous resterons très vigilants. La convention collective conclue pour les employés dans le secteur du métal dont vous trouverez de plus amples détails à la page intérieure du SETCa, en est assurément un bel exemple. Grâce à cette convention, on ne pourra pas en prendre à son aise avec les employés. Un contrôle syndical suffisant a été prévu dans toutes les entreprises et à tous les niveaux. Le recours à la mesure de suspension, laquelle a donc pour effet de suspendre complètement ou partiellement le contrat de travail pendant une période déterminée, s’accompagne d’une compensation plus que valable en termes de revenu pour les employés concernés. Un accord a été conclu également dans le secteur textile.

Nous regrettons que les employeurs d’autres secteurs, dont nous sommes certains qu’ils comptent ou compteront bon nombre d’entreprises en difficulté, ne rencontrent pas notre demande de créer un cadre par analogie avec ce qui a été conclu pour les employés du métal. Manifestement, ils préfèrent traiter divers aspects au niveau de l’entreprise. A cet égard, ils n’accepteront sans doute pas trop de ‘curieux’ émanant des rangs syndicaux et voudront faire passer l’introduction de la mesure de suspension non par le biais d’une convention collective de travail, mais par celui d’un plan d’entreprise. Il va sans dire que nous ne le tolérerons pas aussi simplement. Nous comptons des représentants dans la commission tripartite appelée à se prononcer sur les plans d’entreprise. Ils évalueront le contenu de ces plans d’entreprise à l’aune des mêmes critères que ceux que nous utilisons dans le cadre d’une convention collective de travail.