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26/01/2010 19:02 Imprimer

MANIFESTONS LE VENDREDI 29 JANVIER

Stop aux hold-ups sur les caisses publiques !
Stop à la chasse aux demandeurs d’emploi !
Oui à une vraie relance de l’emploi !

 
Les dernières semaines fournissent chaque jour leur lot de restructurations et de pertes d’emploi. AB Inbev, UCB, Arcelor, Depoortere, AGC Automotiv, BASF, Janssen Pharma, HP, UCB, DHL, Petrolplus, de nombreuses institutions financières (Fortis, ING, Dexia) et enfin Opel et les nombreux sous-traitants qui en dépendent. La liste n’est pas exhaustive !

Il y a quelques mois, l’état a mis lourdement la main au portefeuille pour renflouer les banques. 20 milliards de déficit public que les citoyens vont devoir rembourser directement ou en se passant de services publics ou avec une sécu sociale précarisée. 20 milliards sans qu’aucune leçon n’ait été tirée par le gouvernement et les entreprises.
Plus de 10 milliards d’aide fiscale sous la forme d’intérêts notionnels ont été accordés aux entreprises pour 2009, 7 milliards de réductions de cotisations ONSS et quelques milliards d’autres aides fiscales.

 

QU’AVONS-NOUS CONSTATÉ DEPUIS DES MOIS ?

  • Les comportements des entreprises n’ont pas changé. Avec l’affaire AB Inbev, même si provisoirement le plan de licenciement collectif est retiré, nous assistons à un nouvel exemple du capitalisme débridé. Un groupe privé qui n’a pas de problème financier mais dont l’unique objectif est de réaliser davantage de profits et de distribuer des bonus exorbitants aux plus hauts cadres et administrateurs, continue à bénéficier d’aides de l’état. Conclusion : les travailleurs trinquent.
  • Les banques n’ont pas changé leur comportement, que du contraire ; en plus de continuer leur « business as usual », elle étranglent financièrement des entreprises qui demandent des crédits pour continuer leurs activités malgré la crise. Après avoir bénéficié de fonds publics plantureux, les banques donnent des leçons à des entreprises qui essaient de survivre. Ici aussi, en finalité, les travailleurs trinquent !
  • Nous ne pouvons que nous opposer à ce que des avantages, des aides publiques, continuent à être octroyés à des entreprises qui délocalisent, ferment, restructurent ou licencient. Nous appelons à ce que chacun prenne ses responsabilités ! Cela vaut pour les dirigeants d’entreprise mais aussi pour le Gouvernement belge et son ministre des Finances en particulier. Nous attendons la suspension des avantages qui bénéficieraient à toute politique de délocalisation et de casse sociale.
  • Depuis des mois, nous réclamons que les demandeurs d’emploi ne soient plus harcelés pour trouver un emploi qui n’existe pas. Une offre d’emploi recensée pour plusieurs dizaines ou centaines de demandeurs d’emploi, c’est la réalité quotidienne. Nous le répétons : ne faites pas la chasse aux chômeurs mais bien la chasse au chômage.

 

En conclusion, nous réclamons haut et fort :

  • Le maintien de l’emploi et d’un plan de relance européen, créateur d’emplois
  • Un conditionnement des aides publiques à la création et au maintien de l’emploi, voire le remboursement de celles-ci par les entreprises bénéficiaires qui restructurent ou celles qui délocalisent.
  • L’emploi dans les services publics préservé malgré le déficit public ;
  • L’accompagnement des chômeurs par la formation et les aides nécessaires pour avoir un emploi convenable ; moratoire du contrôle de la disponibilité des chômeurs jusqu’à ce qu’il y ait une réforme profonde du système de contrôle de disponibilité.

 

Tous à Bruxelles le 29/01 pour faire entendre la voix des vraies victimes de la crise : les travailleurs et allocataires sociaux !

 

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