SETCa > News > Les négociations sectorielles sont véritablement lancées

30/03/2017 18:05 Imprimer

Les négociations sectorielles sont véritablement lancées

 

Au moment où nous écrivons ces lignes, il semble que le contrôle budgétaire aurait accouché d’une souris. En effet, il n’y a, à première vue, pas de coupes sombres dans la sécurité sociale. Le Gouvernement nous réserve tout de même probablement une surprise : il aurait été convenu de sanctionner employeurs et travailleurs dans le cadre de l’activation des travailleurs malades.

Comme si être malade n’était déjà pas, en soi, une sanction suffisante pour les travailleurs, il faut encore qu’ils soient sanctionnés ! L’élaboration du budget plus tard dans l’année sera une autre paire de manches, surtout si l’ambition est d’atteindre l’équilibre budgétaire. Selon les sources, on parle de 4 à 8 milliards. Accrochez vos ceintures !

Entre-temps, tous les secteurs ont entamé les négociations à propos de nouvelles CCT pour les années 2017-2018.


Non-marchand

Le non-marchand est un secteur à part en matière de concertation sociale. En effet, les négociations y portent sur un accord pluriannuel à divers niveaux : sur le plan fédéral, mais aussi au niveau des régions et communautés. C’est dans ce cadre que le non-marchand est à nouveau descendu en masse dans la rue le 21 mars. Les travailleurs demandent une reconnaissance de leur engagement tout au long de l’année. Une reconnaissance à travers une rémunération convenable et du personnel supplémentaire, afin de pouvoir assurer au mieux leurs tâches de soins. Le gouvernement fédéral aurait libéré 15 millions d’euros lors du contrôle budgétaire. C’est absolument insuffisant. C’est une gifle pour les centaines de milliers de travailleurs du non-marchand !

 

Pouvoir d’achat, plus d’emploi et travail faisable

Dans tous les autres secteurs, les cahiers de revendications ont entre-temps été rédigés et, pour la plupart aussi, ont déjà présentés aux employeurs. L’augmentation des salaires bruts figure en tête de liste dans tous nos cahiers de revendications. Nous accordons aussi l’attention voulue à la qualité du travail. Au travail « maniable » avancé par les employeurs, nous opposons le travail « faisable », un travail offrant une sécurité d’emploi aux travailleurs ainsi que de l’espace pour une vie privée, sociale et culturelle de qualité. Il est nécessaire pour ce faire de brider la flexibilité. Les travailleurs méritent par ailleurs des contrats à durée indéterminée. Les actions récentes chez Delhaize montrent que les travailleurs ne tolèrent plus ce « travail maniable » avec plus de flexibilité et moins d’effectifs.

Les employeurs ne perçoivent pas la concertation de la même manière, cela n’étonnera personne. L’encre de la CCT interprofessionnelle sur la norme salariale de 1,1% n’est pas encore sèche que nous devons déjà constater que les fédérations patronales de certains secteurs n’envisagent pas vraiment de modaliser entièrement cette norme, ou veulent l’affecter à d’autres mesures que l’augmentation des salaires bruts.

L’imagination des employeurs ne connaît à nouveau aucune limite, également au niveau de le flexibilité. Partons du principe que l’attitude parfois arrogante de certaines fédérations patronales dans les négociations sectorielles est liée au lancement proprement dit de ces négociations et qu’elles reviendront ensuite à de meilleurs sentiments. À défaut, nous devrons leur faire clairement comprendre autrement qu’autour de la table.

Suivez donc dès à présent le déroulement des négociations sectorielles sur notre page spéciale. Il y va de votre intérêt.

 
Ensemble, on est plus forts !
Share/Bookmark