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23/01/2014 12:00 Imprimer

Les bonnes intentions ne suffisent pas.

 
Le début d’une nouvelle année est le moment par excellence pour prendre de bonnes résolutions et anticiper les événements à venir. Et comme cette année nous réserve des élections européennes, législatives et régionales, les promesses politiques ne manquent pas. Mais que signifie concrètement cette année pour les travailleurs ?

 

Le statut unique : une partition  inachevée et lourdement déséquilibrée

Il a fallu attendre le 31 décembre 2013 pour que paraisse au Moniteur belge la loi  « concernant l’introduction d’un statut unique en ce qui concerne les délais de préavis et le jour de carence ainsi que de mesures d’accompagnement ». Juste à temps, car elle entrait en vigueur un jour plus tard, le 1er janvier de cette année.

Comme l’indique l’intitulé de la loi, il n’est pas encore question d’une assimilation complète. les deux statuts, ouvriers et employés continuent à coexister. En substance, la loi se limite à deux thèmes : le nouveau régime de préavis et le paiement du premier jour de maladie.

Le SETCa continue  d’informer de la manière la plus complète possible ses affiliés concernant cette matière fondamentale mais tellement complexe.

De très nombreuses différences entre les statuts doivent encore être abordées. L’une d’entre elles concerne le pécule de vacances. Ce point de la législation, qui constitue une discrimination envers les employés, tient énormément à cœur du SETCa. Le calcul de ce pécule (tant simple que double) pour les ouvriers prend en compte toutes les composantes de la rémunération, en ce compris les primes annuelles comme la prime de fin d’année.

Chez les employés, ce n’est pas le cas. Ce qui peut donner rapidement une différence de plusieurs centaines d’euros. Pour 2014, la suppression de cette discrimination ne doit pas être qu'une bonne résolution de début d'année , vite oubliée : le SETCa joindra l’acte à la parole. Et dans les prochaines semaines, nous entreprendrons les démarches juridiques nécessaires.

 

Mère de toutes les élections…

Le 25 mai, nous élirons nos représentants à trois niveaux de pouvoir : le Parlement européen, le Parlement fédéral et les parlements des régions et communautés.

Les partis de droite (centre droit) veulent encore couper davantage dans les dépenses publiques et les allocations sociales. Ils veulent aussi poursuivre le blocage salarial. C’est aux partis de gauche de faire contrepoids. Mais pour cela, ceux qui font actuellement partie du Gouvernement (les partis socialistes donc) devront changer leur fusil d’épaule. Nous les appelons à défendre pleinement le progrès social et à emprunter une vraie  trajectoire degauche.

Dans les prochains mois, le SETCa vous expliquera quelle politique socio-économique doit être choisie pour rimer avec le progrès social pour tous. Au niveau européen, la politique d’austérité néfaste doit prendre fin. Il faut également investir en faveur d’une économie durable qui assure des emplois de qualité.

À l’échelon fédéral, les libres négociations à propos des conditions de travail et de rémunération doivent être remises en selle . De même, il est grand temps de s’atteler à la mise en place d’impôts justes et équitables. « Ce sont les épaules les plus larges qui supportent les charges les plus lourdes », voilà un principe qui doit être rétabli. Ceci peut se faire via l’introduction d’un impôt sur les revenus du capital et du patrimoine et sur toutes les grosses fortunes. Ces rentrées d’argent offriraient la bouffée d’oxygène indispensable pour créer des emplois de qualité, en ce compris dans les services publiques.

Nous devons aussi cesser de penser que la solution consiste à travailler plus longtemps. Cela ne fait qu’accroître le chômage, surtout chez les jeunes. Le problème du chômage ne trouvera de solution durable que par la la création d'emplois de qualité . Pas par la chasse au chômeur ou par le maintien des plus âgés à l'emploi. Chacun doit  pouvoir profiter d’une pension (anticipée) bien méritée. Il faut revaloriser notre pension légale, qui fait partie des plus faibles d’Europe.

Le SETCa ne manquera pas d’interpeler les partis politiques sur ces points. Le choix vous appartient : progrès social ou régression sociale, votre avenir est au bout du crayon rouge le 25/05.

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