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25/01/2012 14:14 Imprimer

Parce qu’il ne veut pas se résigner à une austérité aveugle, pénalisante et injuste,

Le non-marchand sera en grève le 30 janvier!

 
Voilà des semaines que les médias se font l’écho d’une pensée unique visant à convaincre qu’il n’y a pas d’autres voies que l’austérité relayant ainsi les injonctions tantôt des agences de notation, tantôt de l’Europe, aujourd’hui de notre Gouvernement.

 

Si à l’évidence des mesures d’économie doivent être envisagées, celles choisies sont-elles pourtant judicieuses et équitablement réparties ? Non bien sûr ! Les citoyens ne sont pas responsables d’une crise provoquée par un monde de la finance totalement intouchable, souvent conforté par des gouvernances pour le moins laxistes si pas complices.
C’est pourtant par le plus grand nombre que le Gouvernement veut faire payer la crise en continuant à protéger les vrais responsables et les plus fortunés.

Les secteurs et les travailleurs du non-marchand seront particulièrement touchés

Beaucoup de métiers du non marchand devraient être considérés comme lourds tenant compte de la charge à la fois physique et psycho-sociale qu’ils impliquent. Ils ne le sont pas.
Le prolongement de la carrière, les conditions retardées et de plus en plus sévères d’accès aux mesures de crédit-temps et de prépension, la perte importante des assimilations pour la pension vont rendre encore un peu plus pénibles les conditions de travail.

Déjà fort peu attractifs par les conditions salariales et de travail qu’ils proposent, les secteurs du non-marchand connaissent déjà des pénuries de certains métiers. Les  nouvelles mesures dissuaderont encore un peu plus les candidats à y postuler et démobiliseront les travailleurs en place.

Les bénéficiaires, les utilisateurs des services du non-marchand seront aussi des victimes au premier rang.

Les restrictions budgétaires annoncées dans tous les secteurs pèseront lourdement sur le fonctionnement des institutions et des services. A cela il faut ajouter, les conséquences financières du transfert de certaines compétences du Fédéral vers les entités fédérées dans le cadre de la réforme de l’Etat (MR/MRS, une partie de la psychiatrie, l’accueil extra-scolaire/FESC, …).

Remboursements et prises en charge moins favorables, coût et accessibilité des services plus chers, qualité des services altérées, c’est d’abord le bénéficiaire qui fera les frais des  mesures d’austérité. Et parmi les bénéficiaires les plus démunis seront encore un peu plus précarisés. Les travailleurs du non-marchand seront quant à eux doublement touchés, à la fois dans leurs conditions de travail et en tant que bénéficiaires potentiels des services.

Le pire reste à venir dixit « THE VOICE »

Dès  maintenant, médias et gouvernements nous font entendre d’une même voix que l’effort n’est pas suffisant.  Dès février, un nouvel ajustement budgétaire est envisagé, sans doute pour plus de 2 milliards. D’autres restrictions en cascade seront adoptées par les entités fédérées.

Mais on vous dira que l’index est préservé ! Pour combien de temps encore. La pression reste forte pour que la Belgique abandonne son système d’indexation.

STOP-STOP-STOP-STOP-STOP-STOP-STOP

Nous ne méritons pas l’austérité. Nous ne devons pas nous résigner. Notre exigence d’une répartition équitable des efforts est légitime. La défense de notre modèle social est juste et solidaire.

Le 30 janvier,  une journée de grève générale :
• pour le dire haut et fort
• Pour se faire entendre auprès de nos gouvernements
• Pour engager un mouvement de réactions au niveau européen

 

 

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