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07/04/2009 19:03 Imprimer

Le contrat d’emploi est en danger !

 

Que voulons-nous ?

 

Nous voulons tout d’abord que la discussion sur le chômage économique ne soit pas séparée de la discussion concernant l’harmonisation à la hausse des statuts ouvrier/employé. Il convient donc en tout premier lieu de garantir le système actuel des préavis des employés et d’augmenter sérieusement les délais de préavis des ouvriers pour qu'ils tendent vers ceux des employés.

En deuxième lieu, nous disons qu’une décision sur la seule introduction du chômage économique pour les employés et les cadres est inacceptable en dehors de bons accords et de conditions négociées. C’est ce que nous disons aux patrons, mais aussi au gouvernement.

Dans le cadre d’une concertation sérieuse sur l’harmonisation des statuts, nous exigeons en matière d’introduction du chômage économique des employés, un solide encadrement des conditions d’application à négocier sur le plan sectoriel. A travers cette concertation, nous voulons voir réglés les points suivants :

- pas de généralisation du système à tous les employés. En effet, toutes les fonctions ne sont pas touchées dans la même mesure par une baisse éventuelle de l’activité ;
- pas d’introduction automatique décidée seulement par le patron ;
- participation des délégués des travailleurs ;
- indemnité complémentaire pour compenser la perte de revenu ;
- limitation du nombre de jours par travailleur et par entreprise ;
- d’abord la récupération des heures supplémentaires et donc l’enregistrement du temps.

Si le chômage économique pour les employés devait être introduit, il devrait comporter en outre des garanties de sécurité d’emploi pour les ouvriers, les employés et les cadres : pas de licenciements pendant la période du chômage économique. Si les employeurs sont sérieux lorsqu’ils prétendent que leur motif principal consiste à éviter des licenciements, ces garanties seront la meilleure façon de le prouver.

Il est crucial d’obtenir également des garanties de financement des dépenses supplémentaires et des moindres recettes de la sécurité sociale à travers des cotisations patronales spéciales et/ou un prélèvement sur le capital.

Il existe également des alternatives pour compenser la baisse du chiffre d’affaires ou de l’activité comme un droit supplémentaire au crédit-temps avec souplesse dans l’application. Il convient également de propager les mesures de réduction collective du temps de travail à lier à une réduction des charges (ledit système Vande Lanotte-Di Rupo). Une adaptation de la législation en la matière doit en permettre une utilisation plus large.

Que notre position soit claire : les ouvriers et les employés ne paieront pas la crise !