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26/06/2018 11:23 Imprimer

Le SETCa étudie la plus-value du CEE lors de restructurations

Moins de primes pour le travail en équipes, cinquante minutes de travail gratuit et des salaires plus bas pour les nouveaux collègues engagés. L’affaire Hoover de 1993 illustre pourquoi il est nécessaire d’avoir une collaboration syndicale européenne. La direction du fabricant américain d’aspirateurs avait habilement dressé les syndicats des différents sites les uns contre les autres. Grâce aux concessions évoquées ci-dessus, l’usine en Écosse est restée ouverte, mais aux dépens de celle en France. Cette fermeture a fait grand bruit chez nos voisins du Sud. Ce récit a péniblement mis un aspect en lumière, à savoir que sans contre-pouvoir syndical européen, les travailleurs sont le jouet du grand capital. L’affaire Hoover n’est pas restée sans conséquences. Une directive européenne de 1994 a par la suite été à l’origine du comité d’entreprise européen (CEE). Le but était que cet organe d’information et de consultation aide les travailleurs à se défendre lors de restructurations de grande envergure.

Plus de deux décennies plus tard, il reste du pain sur la planche. La véritable consultation fait trop souvent défaut. Le 8 juin dernier, le SETCa a rassemblé ses délégués pour examiner comment mieux exploiter le potentiel du CEE. Des présentations de Stan De Spiegelaere (Institut syndical européen – ETUI) et de Sophia Reisecker (syndicat autrichien GPA-djp), notamment, ont mis clairement en avant la plus-value que représente le CEE en cas de restructurations. Il permet de gagner stratégiquement du temps, de recourir aux « antennes syndicales » que sont nos collègues étrangers, et donne parfois accès à des bureaux expertises étrangers. Pour couronner le tout, un réseau syndical européen performant empêche la direction de dresser les syndicats les uns contre les autres. Le marché unique de l’UE nous contraint à collaborer, il n’y a pas d’alternative. C’est pourquoi, plus que jamais : ensemble, on est plus forts !

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