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20/06/2018 14:33 Imprimer

Le SETCa défend les collaborateurs de plateformes au congrès mondial d’UNI Global Union

Mardi 19 juin, notre président, Erwin De Deyn, s’est exprimé au congrès mondial d’UNI Global Union à Liverpool dans le cadre du « Futur monde du travail », l’un des sujets les plus importants à l’ordre du jour de ce congrès. Les systèmes de traitement des données et les robots peuvent simplifier la vie des travailleurs, mais également les exclure du marché du travail ou changer fondamentalement le contenu de leur travail.

 

 

Non aux faux indépendants !

Le SETCa se réjouit que ce congrès mette l’accent sur la formation professionnelle et la réduction collective du temps de travail sans perte de salaire, une stratégie essentielle pour sauver et créer des emplois, mais aussi pour atteindre un meilleur équilibre entre travail et vie privée. Le marché du travail est en effet en profonde évolution.

Sur le nouveau marché du travail, ce que l’on appelle « l’économie de plateforme » est en train de créer de nouveaux emplois atypiques. Pensons par exemple à Uber, Deliveroo… Ils affirment que leurs collaborateurs sont libres de travailler quand ils le veulent et qu’ils sont donc indépendants. Pour nous, la situation est toutefois claire : les collaborateurs de plateformes sont sous l’autorité d’un employeur et ne sont dès lors pas des indépendants. Derrière chaque « app » se trouve une organisation. Les employeurs de l’économie de plateforme n’échappent pas à leurs responsabilités. Hors de question que la technologie du 21e siècle nous catapulte vers les conditions de travail du 19e.

 

 

Le SETCa estime dès lors que les collaborateurs de plateformes doivent bénéficier d’un contrat de travail formel. Différents tribunaux du travail européens l’ont déjà confirmé, et les syndicats maintiennent également ce point à l’ordre du jour. Tout comme d’autres travailleurs, les collaborateurs de plateformes ont droit eux aussi aux négociations collectives, à une reconnaissance complète de leurs droits syndicaux et à la protection sociale. Un contrat de travail formel constitue donc un élément essentiel de leur protection.

D’où les mots de notre président : « Luttons ensemble en faveur d’une protection sociale complète pour les collaborateurs de plateformes ! Il ne s’agit pas là d’indépendants. Ils méritent eux aussi un contrat de travail formel et des conventions collectives de travail. Ces milliers de collaborateurs, souvent jeunes, comptent sur notre solidarité ! ». 

 

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