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10/05/2016 10:52 Imprimer

La résistance se poursuit

 

Les élections sociales battent leur plein. Au moment d’écrire cet édito, il est encore trop tôt pour déjà analyser des résultats, certainement globalement. Nous sommes convaincus que nos candidats enregistreront de bons résultats. Avec nos 15.000 candidats qui occupent 25.000 places sur les listes pour le conseil d’entreprise et le comité pour la prévention et la protection, nous sommes en tout cas bien partis. L’augmentation du nombre de candidats de 7% par rapport à 2012 nous rend quoi qu’il en soit confiants.


Les travailleurs à temps partiel ont droit à un travail de qualité

Entre-temps, la résistance contre la politique du gouvernement Michel se poursuit. Le 23 mai, le SETCa mènera une action avec les camarades de la Centrale Générale contre le projet de loi du ministre de l’Emploi, qui veut assouplir le travail à temps partiel. L’obligation de ne communiquer les horaires que la veille ferait des travailleurs à temps partiel les champions de la flexibilité. Ce n’est certainement pas  un tel titre que ces travailleurs – surtout des femmes – méritent. Les travailleurs à temps partiel, qui n’ont généralement d’autre choix que de travailler à temps partiel, ont aussi droit à un travail de qualité et à une qualité de vie leur permettant d’organiser encore correctement leur vie privée. Cela devient impossible si vous savez seulement la veille quand et combien de temps vous travaillerez le lendemain. Tout être sensé en est conscient. Nous le ferons dès lors comprendre clairement au ministre Peeters le 23 mai. Avec un message clair, nous lui ouvrirons les yeux à la réalité de nos travailleurs à temps partiel.


24 mai : manifestation à Bruxelles

Le 24 mai, nous manifesterons en masse à Bruxelles contre la politique injuste du gouvernement Michel, qui ménage les nantis et les riches, tandis que monsieur et madame Tout-le-Monde doivent combler les trous budgétaires. Pour une organisation du travail où les travailleurs sont traités décemment et ne sont pas les marionnettes de l’employeur, car c’est précisément ce qui attend les travailleurs si les propositions du ministre Peeters sur l’annualisation du temps de travail sont votées au Parlement. C’est également la raison pour laquelle des actions de grève sont annoncées le 24 juin, avant qu’ait lieu le vote sur les modifications de loi au Parlement.


Non à un semblant de concertation !

Le Gouvernement ne nous laisse d’autre choix que d’exprimer notre résistance de la sorte. Nous ne nous laissons pas jeter de la poudre aux yeux non plus avec le semblant de concertation que nous proposent le Gouvernement et les employeurs. Le ministre de l’Emploi a indiqué clairement que la décision de fixer le temps de travail sur base annuelle est prise et que la concertation n’est plus possible que sur un certain nombre de modalités annexes. Nous demandons ni plus ni moins que la manière d’organiser le temps de travail puisse encore être fixée dans des conventions collectives de travail dans les secteurs et/ou les entreprises, comme c’était le cas auparavant. Nous ne voulons pas que l’employeur puisse décider unilatéralement quand et combien de temps un travailleur prestera par jour et par semaine. Que l’on ne nous fasse pas croire que le travailleur pourrait se concerter lui-même à ce sujet avec son employeur. Si les conditions pour prester davantage d’heures ne peuvent plus être fixées dans des CCT, l’employeur déterminera lui-même quand et combien de temps ses collaborateurs travailleront.


Continuons la lutte…

Toutes sortes de scénarios catastrophes refont surface dans les médias à propos des budgets 2017-2018. Le nombre de milliards nécessaires pour atteindre les objectifs budgétaires de l’Union européenne seront décidés pendant l’été et mis en œuvre à l’automne. Ici aussi, nous devrons poursuivre la lutte en faveur d’une politique juste, s’attelant enfin aux nantis. Nous rappellerons  clairement ce message à partir de septembre avec de nouvelles actions : manifestation le 29 septembre et grève générale le 7 octobre. Ici aussi, le timing de ces actions n’est pas choisi au hasard : avant le vote de la loi budgétaire au Parlement et pour le deuxième anniversaire du gouvernement Michel.


Camarades, une chose est claire : la résistance se poursuivra aussi longtemps que ce gouvernement maintiendra sa politique allant à l’encontre des intérêts des travailleurs, des allocataires sociaux, des malades et des pensionnés.

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