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22/03/2016 13:16 Imprimer

La démocratie sociale comme base des droits syndicaux et contre la politique d’austérité

 

Toutes les listes de candidats ont désormais été introduites. Jusqu’à la date des élections sociales dans leur entreprise, tous nos candidats feront pleinement campagne. Nous savons que nous avons de bons candidats. À l’image de leur organisation, le SETCa-FGTB. Par rapport à 2012, nous avons nettement plus de candidats, et dans beaucoup plus d’entreprises. Bonne chance à tous !

 

Le matériel de campagne est prêt

Tout notre matériel de campagne est prêt. Un matériel utile, au design agréable et dont le contenu est fort. Les élections sociales, point culminant de la démocratie sociale, sont pour nos candidats le moment par excellence pour mettre en valeur les réalisations dans leur entreprise et leur secteur. C’est également l’occasion d’exposer la manière dont ils voient leur travail dans l’avenir, la priorité étant d’assister quotidiennement leurs collègues.

 

Dans cette optique, la « Carte de vos droits » est une base idéale. Cette publication donne, pour chaque commission paritaire, un aperçu des conditions de travail et de rémunération dans le secteur. Durant la campagne, nos candidats mettront l’accent sur les avantages et les droits dans les entreprises. Nous savons que nous avons des équipes fortes, qui veulent gagner et gagneront ces élections.

 

La liberté syndicale est essentielle pour une démocratie

La liberté syndicale implique que chaque travailleur puisse élire ses propres représentants. Une démocratie politique n’est pas complète sans démocratie sociale. La liberté syndicale, c’est également de pouvoir s’affilier librement à un syndicat, c’est permettre aux syndicats de négocier à propos des conditions de travail et de rémunération au nom des travailleurs et aux travailleurs, de mener des actions avec leurs syndicats lorsque c’est nécessaire. À ce propos, nous tenons à souligner que nous n’autorisons ni la violence, ni les moyens illégaux.

 

Le fait que d’importants dossiers politiques et sociaux figurent à l’agenda des prochain(e)s semaines/mois n’est pas étranger à l’attitude des employeurs dans la concertation à propos du « gentlemen's agreement ». Ils veulent clairement abuser de certains évènements pour restreindre les libertés et droits syndicaux. Ainsi, ils visent à brider les manifestations sur la voie publique (également en cas de grèves avec accord des autorités locales) ainsi que les piquets de grève.

 

Les syndicats devraient assumer financièrement les conséquences des actions et des grèves. Comme si faire grève n’avait pas pour but de mettre les employeurs sous pression pour qu’ils prennent la concertation au sérieux. Et cela, sur une base légale, dans le cadre des règles internationales et européennes en la matière.

 

Cela arrangerait bien les employeurs d’enrayer la liberté de mouvement des syndicats pour, avec leur gouvernement, avoir les mains libres dans de nombreux dossiers : contrôle budgétaire, économies dans la sécurité sociale, poursuite du nivellement des pensions par le bas, encore plus de flexibilité pour les travailleurs, interventions encore plus intrusives dans la formation des salaires, etc.


La politique d’austérité est totalement contraire à la liberté syndicale, également ailleurs en Europe.

C’est aussi apparu très clairement au récent congrès d’UNI Europa, qui regroupe les syndicats européens des secteurs des services : dans tous les pays européens, les syndicats sont confrontés à des atteintes à leurs droits et à ceux des travailleurs, l’objectif étant d’empêcher la résistance face à la politique d’austérité.

 

La lutte en faveur de la liberté syndicale est dès lors aussi la lutte contre la politique d’austérité européenne.

Lors du congrès d’UNI Europa, tous les syndicats se sont dès lors unanimement accordés afin de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour organiser la résistance : contre l’austérité et pour les libertés et droits syndicaux.

 

Ensemble, nous pouvons changer l’Europe !
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