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SETCa > News > Inde 25/10/2007

04/12/2008 14:49 Imprimer

Carnet de voyage du SETCa en Inde: 25/10/2007

 

La dixième réunion de l'exécutif mondial d'UNI est organisée à New Dehli les 25 et 26 octobre 2007. Notre président y est présent. Entre-temps, le reste de la délégation constate qu'il est parfois difficile pour des femmes d'évoluer dans une entreprise -et même dans une société- dominée par des hommes...

 

Alors que les autres membres de la délégation du SETCa résident Bangalore, le président du SETCa Erwin De Deyn est resté à New Delhi pour la réunion annuelle de l'exécutif mondial d'UNI, notre syndicat mondial pour le secteur des services. UNI compte 150 millions de membres dans 150 pays, qui sont affiliés auprès de plus de 300 syndicats.

 

La séance du jeudi 25 octobre a été ouverte par le ministre indien de l'Emploi. Dans son discours, il a placé l'accent sur l'importance de pouvoir offrir une sécurité sociale à tous les travailleurs indiens et de garantir le droit à l'enseignement pour tous les enfants. C'est essentiel dans la lutte contre la pauvreté extrême touchant 60% de la population en Inde. Seuls 7% des enfants indiens peuvent actuellement suivre l'enseignement secondaire. Seulement 7% de ceux qui ont un travail se situent dans l'économie formelle.

 

L'Inde est un jeune pays. Elle fête cette année le 60e anniversaire de son indépendance et plus de la moitié de la population a moins de 25 ans. L'espérance de vie de l'Indien moyen est de 24 ans !

Les enjeux sont grands. Le ministre de l'Emploi a dès lors placé l'accent sur l'importance des syndicats pour réaliser le droit à la sécurité sociale et à l'enseignement.

 

Je travaille en Inde ou en Amérique ?


Faire la connaissance avec la réalité de terrain d’un centre d’appel, voilà une expérience aussi saisissante que 4 jours passés en Inde.

 

Aujourd’hui, le travailleur d’un centre d’appel est jeune et généralement une femme travaillant pour une firme américaine. Autant dire, travailler dans le Michigan, alors que nous sommes à Bangalore.

 

Quand vous avez terminé votre journée en Inde, votre employeur attend de vous que vous décrochiez le téléphone, le soir à la maison, pour aider le client américain pendant sa journée de travail.

 

Vos congés, vous les prenez à l’occasion d’un jour férié aux Etats-Unis et vous allez donc travailler lorsque vos parents et amis font la fête à Bangalore. Si vous avez vous-même un ordinateur et une connexion internet, c’est bon à prendre pour votre employeur. Comme jeune femme, le soutien financier de votre famille vous est pratiquement indispensable. Les frais du travail à domicile ne sont pas payés par l’employeur, mais par vous-même.

 

Il ne vous reste plus qu’à espérer de pouvoir travailler pour une grande société des NTIC. En Inde, ce secteur ne connaît pas de CCT sectorielles, tout est réglé par le biais de contrats individuels.

 

Et votre lieu de travail est par excellence celui du harcèlement.  Votre chef direct est le chef d’équipe. Exigeant et surtout presque toujours un homme. Mais travailler comme jeune femme dans un centre d’appel en Inde, c’est aussi recevoir un salaire valable, avoir des possibilités de carrière, des défis et des opportunités.

 

Un défi, donc, pour une jeune indienne. Et un défi pour nous, comme SETCa, dans le cadre du lancement d’un réseau et surtout de l’apprentissage, entre « sœurs », de l’élargissement de notre horizon.  Nous commençons aujourd’hui.

 

Le carnet de route du SETCa en Inde 

 

 

 

 

 

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